3 décembre 2022

WRC : Ott Tänak vainqueur, Hyundai se relance

L’Estonien Ott Tänak a enfin renoué avec le succès en Championnat du Monde FIA des Rallyes en s’offrant une victoire convaincante au Rally Italia Sardegna.

Ott Tänak (Hyundai i20 N Rally1) se montrait à l’aise sur les spéciales rocailleuses en Sardaigne pour l’emporter avec 1’03 »2 sur Craig Breen (M-Sport Ford Puma Rally1).

#8, Ott Tänak, P1. pht. Januus Ree/Red Bull

Cela faisait bien longtemps que le pilote Hyundai Motorsport chassait une nouvelle victoire puisqu’il n’était plus monté sur la plus haute marche du podium depuis l’Arctic Rally Finland powered by CapitalBox en 2021, il y a 462 jours exactement. Depuis, le champion du monde 2019 avait eu du mal à retrouver les sommets, notamment en raison de problèmes mécaniques.

#42, Craig Breen, P2. pht. Januus Ree/Red Bull

Dans le rythme d’entrée de jeu, Ott Tänak échangeait d’abord la tête de l’épreuve avec Esapekka Lappi (Toyota GR Yaris Rally1) lors d’une première étape raccourcie vendredi. Un problème de transmission le laissant avec trois roues motrices seulement dans la dernière spéciale de la journée l’avait toutefois relégué à sept dixièmes de seconde de son rival finlandais.

#6, Dani Sordo, P3. pht. Januus Ree/Red Bull

Le décor était alors planté pour une bataille passionnante lors de l’étape marathon sans assistance du samedi dans la région de Monte Acuto.

Le duel s’arrêtait toutefois après un peu plus de dix kilomètres samedi. Dans Tempio Pausania, la voiture d’Esapekka Lappi rebondissait après une forte compression et terminait sa course contre une pierre arrachant la roue arrière gauche et des éléments de suspension de l’autre côté de la route.

#7, Pierre-Louis Loubet, P4. pht. Januus Ree/Red Bull

Après cet incident dans la première spéciale, Ott Tänak héritait des commandes et remportait six des sept secteurs chronométrés du jour pour aborder la dernière étape en position de force. Évitant les pièges des quatre dernières spéciales, l’Estonien scellait dimanche sa quinzième victoire au plus haut niveau.

 

« C’était une période très difficile, surtout depuis les débuts de l’ère hybride », confiait le vainqueur. « Nous sommes vraiment très heureux, surtout pour les mécaniciens. Ils ont fourni des efforts incroyables toute l’année dernière, mais aussi depuis le début de cette saison. Ce rallye n’était pas simple et ils ont fait du bon travail sur la voiture. Nous avons fait des pas en avant. Nous étions vraiment en difficulté au Portugal et nous avons réussi à progresser. Si la confiance est là, nous pouvons faire du bon travail. Nous devons juste continuer à travailler. »

Deuxième, Craig Breen était ravi de signer son meilleur résultat avec M-Sport Ford World Rally Team. S’il avait bouclé la première étape dans le top cinq malgré un tête-à-queue, l’Irlandais se hissait rapidement au deuxième rang après la crevaison à l’avant gauche de son équipier Pierre-Louis Loubet (M-Sport Ford Puma Rally1).

#69, Kalle Rovanperä, P5. pht. Januus Ree/Red Bull

Composant sous la pression de Dani Sordo (Hyundai i20 N Rally1), Craig Breen signait plusieurs temps dans le top trois pour distancer l’Espagnol, finalement à 29 »8. Après avoir tatônné sur ses réglages au début de l’épreuve, le pilote Hyundai Motorsport parvenait à hausser progressivement son rythme avant de caler au passage d’un gué dans l’ES16.

 

Pierre-Louis Loubet terminait à 36 »4 du podium pour s’offrir le meilleur résultat de sa carrière. Prudent après sa crevaison, le Français augmentait également le rythme pour gérer confortablement son avantage sur Kalle Rovanperä (Toyota GR Yaris Rally1), qui accusait un déficit de 53 »4 à l’arrivée.

#18, Takamoto Katsuta, P6. pht. Januus Ree/Red Bull

Kalle Rovanperä était le seul pilote Toyota Gazoo Racing présent dans le top cinq au terme d’un rallye décevant pour l’équipe.

Chargé du balayage des spéciales vendredi, Kalle Rovanperä était huitième au terme de la première étape avant qu’une meilleure position de départ ne l’aide à remonter dans la hiérarchie. Le Finlandais prenait ainsi l’avantage sur son équipier Takamoto Katsuta (Toyota GR Yaris Rally1) et Adrien Fourmaux (M-Sport Ford Puma Rally1), contraint à l’abandon après être parti à la faute dans l’ES17. Fort de ce résultat, Kalle Rovanperä compte désormais cinquante-cinq points d’avance en tête du championnat.

#44, Gus Greensmith, P7. pht. Januus Ree/Red Bull

Gus Greensmith (M-Sport Ford Puma Rally1) finissait septième après un week-end frustrant. Le Britannique manquait un croisement vendredi et perdait près de deux minutes en tentant de redémarrer. Son retard étant trop important, il se concentrait ensuite sur différentes tentatives de réglages jusqu’à l’arrivée.

Le reste du top dix se composait de concurrents engagés en WRC2 : Nikolay Gryazin (Skoda Fabia Rally2), vainqueur devant Jan Solans (Citroën C3 Rally2) et Jari Huttunen (Ford Fiesta Rally2).

Thierry Neuville (Hyundai i20 N Rally1) parvenait à sauver cinq points bonus en signant le meilleur temps de la Wolf Power Stage après son tonneau samedi. Elfyn Evans (Toyota GR Yaris Rally1) connaissait également un rallye à oublier après ses abandons vendredi et samedi.

Classement Sardaigne ici

Le Championnat du Monde FIA des Rallyes s’apprête désormais à terminer sa première moitié de saison avec une visite très attendue en Afrique le mois prochain pour l’emblématique Safari Rally Kenya à Naivasha (23-26 juin).

Championnat ici

 

WRC2, Gryazin victorieux en Sardaigne

Nikolay Gryazin s’est offert la victoire en WRC2 pour monter sur la plus haute marche du podium au Rally Italia Sardegna après quatre spéciales irréprochables ce dimanche.

Nikolay Gryazin (Škoda Fabia Rally2) avait pris la tête dans la dernière spéciale du samedi matin après l’abandon du tenant du titre Andreas Mikkelsen (Škoda Fabia Rally2) en raison d’un problème moteur. En fin de la journée, le pilote Toksport WRT avait déjà porté son avance à 44 »9 sur Jan Solans (Citroën C3 Rally2).

#21, Nikolay Gryazin, P1. pht. Januus Ree/Red Bull

Cet avantage lui permettait de contrôler son rythme dimanche et de sceller sa victoire avec 28 »0 sur l’Espagnol, qui scellait son meilleur résultat en WRC2 en ne gardant que 5 »1 d’écart sur la bataille épique pour la troisième place.

Jan Solans a signé son meilleur résultat en WRC2. pht. Januus Ree/Red Bull

Avant la dernière étape, Chris Ingram (Skoda Fabia Rally2) et Jari Huttunen (Ford Fiesta Rally2) se tenaient en 2 »3 après deux crevaisons chacun plus tôt dans le rallye.

Le Finlandais frappait le premier en signant le meilleur temps dans Cala Flumini avant d’enchaîner avec le troisième meilleur temps lors du premier passage dans Sassari – Argentiera. Le pilote M-Sport Ford World Rally Team augmentait son avantage jusqu’à la ligne d’arrivée de la Wolf Power Stage, où il scellait la troisième marche du podium pour 5 »8 sur son rival britannique, troisième du WRC2 Junior derrière Nikolay Gryazin et Jan Solans.

Auteur de débuts impressionnants en WRC2, le champion en titre du FIA Junior Sami Pajari (Skoda Fabia Rally2) complétait le top cinq à seulement 1’38 »5 du vainqueur.

Le Finlandais Jari Huttunen complète le podium. pht. Januus Ree/Red Bull

Bien connu du WRC, Freddy Loix (Skoda Fabia Rally2) avait également des raisons de se réjouir en s’imposant en WRC2 Masters avec 5’40 »6 d’avance sur Jourdan Serderidis (Skoda Fabia Rally2).

Après la cinquième manche du calendrier, Yohan Rossel (Citroën C3 Rally2) mène toujours le championnat, mais son plus proche poursuivant est désormais Nikolay Gryazin, qui compte onze unités d’avance sur son équipier Andreas Mikkelsen.

 

WRC3 : Černý  revient de loin pour s’imposer

Bien aidé par les soucis de Diego Dominguez dimanche matin, le Tchèque Jan Černý a réussi à reprendre les commandes pour s’imposer en WRC3 au Rally Italia Sardegna.

Jan Černý (Ford Fiesta Rally3) semblait devoir se contenter de la deuxième place après avoir perdu plus de quatre minutes en raison d’un problème électrique lors du deuxième passage dans Coiluna – Loelle, mais la voiture du leader Diego Dominguez refusait de démarrer dimanche matin au parc d’assistance d’Alghero.

#59, Jan Černý, Ford Fiesta Rally3, P1

L’abandon du rookie paraguayen offrait ainsi une seconde chance à Jan Černý, qui ne s’en privait pas et remportait trois des quatre spéciales dominicales.

Leader samedi soir, Diego Dominguez est resté bloqué au parc d’assistance dimanche matin

Zoltán László terminait deuxième à plus de six minutes du vainqueur après l’abandon d’Enrico Brazzoli samedi.

Fort de sa victoire, Jan Černý remonte de la septième à la deuxième place du championnat. Le Tchèque est désormais à égalité de points avec Lauri Joona et Zoltán Lászlo.

 

 

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