WRC, Elfyn Evans reprend l’avantage samedi, le thriller continue

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Les trois hommes de tête se tiennent en moins de sept secondes avant la dernière étape.

Samedi, Elfyn Evans a bouclé l’avant-dernière étape du Rallye Monte-Carlo avec une légère avance sur son coéquipier Sébastien Ogier après une bataille passionnante dans les Alpes.

Elfyn Evans, Scott Martin, Toyota Gazoo Racing. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Alors qu’ils découvrent toujours la Toyota Yaris WRC, Elfyn Evans et Sébastien Ogier échangeaient la tête à trois reprises avant que le Gallois ne termine la journée avec un avantage de 4 »9, mais les deux hommes étaient également talonnés par Thierry Neuville (Hyundai i20 WRC).

Auteur du meilleur temps sur trois des quatre spéciales du jour, le Belge en profitait pour revenir à 1 »5 de la deuxième place et 6 »4 de la tête, laissant la lutte pour la victoire sur la manche d’ouverture du Championnat du Monde FIA des Rallyes grande ouverte avant la dernière étape disputée dans les hauteurs de Monaco dimanche.

Thierry Neuville, Nicolas Gilsoul, Hyundai Shell Mobis. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Dans la matinée, les pneus cloutés s’avéraient essentiels pour les deux premières spéciales comportant de longues sections enneigées et verglacées. Leader au petit matin, Sébastien Ogier creusait l’écart avant la réplique d’Elfyn Evans, passé en tête à mi-journée.

La hausse des températures assurait des conditions plus sèches pour la répétition des deux tests l’après-midi. Après le premier secteur chronométré, Sébastien Ogier revenait à la hauteur d’Elfyn Evans, mais ce dernier répondait à nouveau pour s’emparer des commandes pour la troisième fois de la semaine.

Sebastien Ogier, Julien Ingrassia, Toyota Gazoo Racing. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Le Gallois admettait toutefois s’être fait une belle chaleur avec un fossé dans la dernière spéciale.

« Dans le dernier virage verglacé du test, j’ai été trop optimiste sur l’accélérateur », confiait-il. « J’ai de toute évidence grillé mon joker pour le week-end, mais nous avons fait du bon travail en évitant les problèmes. »

Sébastien Ogier ne compte que 4’’9 de retard sur son équipier Elfyn Evans

De son côté, Sébastien Ogier estimait avoir perdu la première place en misant trop sur la sécurité.

« J’étais un peu prudent dans la dernière spéciale et j’ai perdu trop de temps », admettait le Français. « L’écart reste toutefois faible et nous remettrons les compteurs à zéro demain. Nous avons toujours nos chances. »

Sebastien Loeb, Daniel Elena, Hyundai Shell Mobis. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

En position de chasse, Thierry Neuville se montrait plus satisfait des informations fournies par son équipe d’ouvreurs, qui emprunte les spéciales quelques heures avant les concurrents pour leur fournir des indications sur les conditions.

« Nous sommes toujours dans le match pour la victoire », se réjouissait le Belge. « C’est positif et nous sommes satisfaits de nos performances. Nous avons fait des progrès dans nos notes, d’où notre surplus de confiance. »

Son équipier Sébastien Loeb (Hyundai i20 WRC) bouclait l’étape au quatrième rang, plus de deux minutes plus loin après un flirt avec un talus dans la matinée et un tête-à-queue dans l’après-midi. Les erreurs du Français permettaient à Esapekka Lappi (Ford Fiesta WRC) de revenir à seulement 14 »1 de l’Alsacien.

Esapekka Lappi, Janne Ferm, M-Sport Ford. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Esseulé en sixième position, Kalle Rovanperä (Toyota Yaris WRC) comptait plusieurs minutes d’avance sur Takamoto Katsuta (Toyota Yaris WRC), parti en tête-à-queue dans la première boucle.

Kalle Rovanperä, Toyota Yaris WRC

Le top dix était complété par les Citroën C3 R5 d’Éric Camilli, leader du WRC3, de Mads Østberg, en tête du WRC2, et de Nicolas Ciamin.

Dimanche, la dernière étape se disputera sur les hauteurs de Monaco dans les Alpes-Maritimes. Les concurrents négocieront deux spéciales à deux reprises pour 63,54 kilomètres d’action incluant le légendaire col de Turini. Après l’arrivée en début d’après-midi, le podium aura lieu avec le célèbre port de Monaco en toile de fond.

HighLights étape 9 et 10

HighLights étape 11 et 12

Video WRC

WRC 2, Mads Østberg augmente son avance

Mads Østberg a augmenté son avance en tête de la catégorie WRC 2, tout en surmontant des problèmes de réglage ce samedi.

Mads Østberg (Citroën C3 R5) commençait la journée avec 13 »9 d’avance sur Ole Christian Veiby (Hyundai i20 WRC), mais sa position semblait menacée lorsqu’il s’est plaint du comportement de sa voiture dans la première boucle.

Mads Ostberg, Torstein Eriksen, PH Sport. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Les ajustements effectués par PH Sport à l’assistance offraient toutefois un regain de confiance au pilote norvégien, qui signait le meilleur temps dans les deux spéciales de l’après-midi pour reléguer son compatriote à 57 »4. Ce dernier n’aidait pas sa cause en perdant près de quarante secondes en raison d’un tête-à-queue dans La Bréole – Selonnet 2.

« Je me sens beaucoup mieux maintenant », déclarait Mads Østberg. « J’ai l’impression de retrouver ma voiture et mes habitudes. Je prends tout simplement du plaisir à piloter. »

Adrien Fourmaux (Ford Fiesta R5) affichait un bon rythme tout au long de l’étape. Le Français signait le meilleur temps dans le premier test du jour et ralliait Gap au troisième rang malgré un tête-à-queue dans la dernière spéciale. Nikolay Gryazin (Hyundai i20 WRC) le suivait à plus d’une minute après des soucis mécaniques dans l’ES10 tandis que Rhys Yates (Ford Fiesta R5) complétait le top cinq.

Adrien Fourmaux, Renaud Jamoul, M-Sport Ford. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

En parallèle, Éric Camilli gère en tête de la catégorie WRC3.

En WRC3, le classement restait inchangé par rapport à la veille. Malgré des problèmes de freins, Éric Camilli (Citroën C3 R5) parvenait à boucler l’étape avec 1’24 »3 d’avance sur son compatriote Nicolas Ciamin (Citroën C3 R5).

« Les conditions étaient très piégeuses », confiait le leader. « Nous jouons la sécurité, d’où mon extrême prudence. »

Eric Camilli, François-Xavier Buresi. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Troisième, Yoann Bonato (Citroën C3 R5) pointait à 40 »6 de Nicolas Ciamin tout en étant talonné par Yohan Rossel (Citroën C3 R5) à 6 »3. Toujours présent en embuscade, Grégoire Munster (Skoda Fabia R5) conservait sa cinquième place à l’issue de la journée.

Les classements du samedi