WRC, Sébastien Ogier prend les commandes au Monte-Carlo vendredi, gros crash pour Tanäk

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Véritable spécialiste du Rallye de Monte-Carlo, Sébastien Ogier peut viser une septième victoire consécutive sur la première épreuve de la saison du Championnat du Monde FIA des Rallyes après en avoir pris les commandes vendredi soir.

Pour sa première apparition au volant de la Toyota Yaris WRC, Sébastien Ogier terminait la première journée complète de compétition avec 1 »2 d’avance sur son équipier Elfyn Evans (Toyota Yaris WRC), en tête avant les ultimes kilomètres de l’étape. Derrière, Thierry Neuville (Hyundai i20 WRC) talonnait le Gallois à 5 »2.

Sebastien Ogier, Julien Ingrassia, Toyota Gazoo Racing. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Les discussions tournaient toutefois principalement autour de l’accident spectaculaire d’Ott Tänak pour le premier rallye du Champion du Monde en titre avec une Hyundai i20 WRC.

Abandon pout Tanäk. Pht. DR, copie écran WRC

Le matin, la voiture de l’Estonien quittait la route après une compression dans Saint-Clément – Freissinières avant d’effectuer plusieurs tonneaux et de finir sa course sur une route à plus de cent mètres en contrebas.

Ott Tänak et son copilote Martin Järveoja sortaient seuls de la voiture gravement endommagée avant d’être transportés à l’hôpital, où ils passeront la nuit sous observation.

« Notre priorité absolue dans de telles situations est toujours la santé de l’équipage », déclarait Andrea Adamo, le directeur de l’équipe Hyundai Motorsport. « Après de tels incidents, il est de coutume de procéder à des examens médicaux, dont les résultats étaient positifs dans ce cas. »

Evans. Pht. Toyota Gazoo Racing WRC

Dans les spéciales, le vendredi était marqué par la domination des deux recrues expérimentées de Toyota. Lui aussi présent pour la première fois au volant d’une Toyota Yaris WRC, Elfyn Evans remportait les trois spéciales du matin, où les plaques de glace représentait un danger constant, pour prendre l’ascendant sur Thierry Neuville, leader jeudi soir, mais aussi 3 »3 d’avance sur Sébastien Ogier.

Thierry Neuville, Nicolas Gilsoul, Hyundai Shell Mobis. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Sébastien Ogier inversait ensuite la tendance l’après-midi en remportant deux spéciales sur des routes plus sèches pour prendre les rênes du classement.

« J’étais un peu prudent ce matin et mon équipe d’ouvreurs me conseillait de jouer la prudence », détaillait le Français. « Cet après-midi, nous avons effectué quelques changements sur les réglages tout en parlant avec nos ouvreurs et nous étions bien plus à l’aise.»

Esapekka Lappi, Janne Ferm, M-Sport Ford. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

En parallèle, Elfyn Evans admettait avoir été trop prudent l’après-midi sur des routes polluées par la boue laissée par les concurrents s’élançant avant lui.

Thierry Neuville signait le meilleur temps de la dernière spéciale, mais le Belge restait frustré de sa chute dans la hiérarchie. L’ancien leader devait également appeler son équipier Dani Sordo, non-aligné ce week-end, pour remplacer Bruno Thiry, malade, parmi ses ouvreurs.

Sebastien Loeb, Daniel Elena, Hyundai Shell Mobis. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Esseulé au quatrième rang, Sébastien Loeb (Hyundai i20 WRC) pointait à 47 »5 de son équipier Thierry Neuville et 48 »3 devant Esapekka Lappi (Ford Fiesta WRC), en difficulté pour ses débuts avec M-Sport Ford. Le Finlandais perdait également du terrain face au l’homme aux neuf titres mondiaux en tirant tout droit dans un champ.

De son côté, le prodige Kalle Rovanperä (Toyota Yaris WRC) évitait les pièges pour prendre la sixième place après sa première étape complète en mondial avec Toyota Gazoo Racing. Il devançait Takamoto Katsuta (Toyota Yaris WRC).

Kalle Rovanperä, Toyota Yaris WRC

Leader du WRC3, Éric Camilli (Citroën C3 R5) conservait la huitième place devant son compatriote Nicolas Ciamin (Citroën C3 R5) et Mads Østberg (Citroën C3 R5), revenu en tête du WRC2 après une crevaison dans la matinée.

WRC2, Mads Østerg prend une longueur d’avance

Mads Østberg occupe la tête de la catégorie WRC2 après un vendredi plein de rebondissements.

Au volant de sa Citroën C3 R5, le Norvégien avait rapidement pris les devants après les premières spéciales disputées jeudi soir. Ses efforts étaient toutefois anéantis lorsqu’une touchette avec un talus causait la crevaison d’un pneu à l’arrière dès le premier secteur chronométré du vendredi.

Mads Ostberg, Torstein Eriksen, PH Sport. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Mads Østberg et son copilote Torstein Eriksen perdant plus de deux minutes en s’arrêter pour changer la roue à mi-parcours, Ole Christian Veiby (Hyundai i20 R5) en profitait pour s’emparer des commandes.

Le nouveau leader n’allait toutefois pas occuper longtemps la tête, le destin lui jouant aussi un tour avec une crevaison dans Curbans-Venterol 2 (ES6). Lancé dans le rôle du chasseur, Mads Østberg récupérait la première place dans la catégorie avec 13 »9 d’avance au terme de l’étape.

« Je suis ravi d’avoir survécu à cette journée », confiait Mads Østberg. « Le début de matinée a été très difficile. J’étais déçu de cette crevaison, mais je connais ce rallye et je sais qu’il y a toujours une chance. Je suis donc heureux d’être de retour en tête et nous allons continuer d’attaquer. »

Si ses adversaires connaissaient tous des soucis, Nikolay Gryazin (Hyundai i20 R5) réalisait un vendredi sans histoire pour occuper la troisième position devant Adrien Fourmaux (Ford Fiesta R5), victime de plusieurs crevaisons avant de retrouver le parc d’assistance de Gap.

Stephane Sarrazin, Kevin Parent. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Rhys Yates (Ford Fiesta R5), son partenaire chez M-Sport Ford, complétait le top cinq tout en prenant de l’expérience pour ses débuts sur ces routes asphaltées et glissantes.

Éric Camilli s’est construit une belle avance en WRC3

En WRC3, les premières places étaient monopolisées par des pilotes français. Leader depuis la première spéciale, Éric Camilli (Citroën C3 R5) accentuait l’écart en reléguant son plus proche rival, Nicolas Ciamin (Citroën C3 R5), à 57 »8. Tout n’était toutefois pas aussi simple puisqu’il devait composer avec des problèmes de freins dans l’après-midi.

« J’ai eu un petit problème avec mes freins et je dois pomper tout le temps », détaillait-il. « J’ai donc essayé d’attaquer très fort pour ne pas perdre trop de temps. »

Yoann Bonato (Citroën C3 R5) réalisait des passages propres sur chaque spéciale pour conclure l’étape au troisième rang, cinq secondes devant Yohan Rossel (Citroën C3 R5). Auteur de temps impressionnants avec sa Skoda Fabia R5, Grégoire Munster complétait le top cinq.

Les conditions difficiles et les plaques de glace ont piégé de nombreux équipages, dont Umberto Scandola (Hyundai i20 R5), passé proche d’un tonneau, ou encore Paulo Nobré (Skoda Fabia R5) et Stéphane Sarrazin (Hyundai i20 R5), tous deux auteurs d’excursions hors route.

Classements du vendredi