26 mai 2022

WRC, duel de titans au Monte-Carlo, Loeb s’impose, Ogier crevaison

Sébastien Loeb est devenu le plus vainqueur le plus âgé de l’histoire du Championnat du Monde FIA des Rallyes après avoir soufflé la victoire au Rallye Monte-Carlo à son rival Sébastien Ogier.

Sébastien Loeb (FRA) and Isabelle Galmiche (FRA) of team M-SPORT FORD WORLD RALLY TEAM, P1. pht. Red Bull

Sébastien Loeb (M-Sport Ford Puma Rally1) comptait près d’une demi-minute de retard sur Sébastien Ogier (Toyota GR Yaris Rally1) au départ de l’avant-dernière spéciale dans les Alpes, mais la crevaison à l’avant gauche de son adversaire lui permettait de reprendre les commandes du rallye pour la première fois depuis samedi.

Du haut de ses quarante-sept ans, l’Alsacien restait calme durant la Power Stage pour sceller sa victoire sur la manche d’ouverture de la nouvelle ère hybride du WRC et son huitième succès au Monte-Carlo avec 10 »5 d’avance.

Sébastien Ogier a tout donné dans la Power Stage, P2. pht. Toyota Gazoo Racing WRT

Sébastien Loeb disputait son premier rallye en mondial depuis plus d’un an, pour la première fois avec l’équipe britannique M-Sport Ford World Rally Team grâce à un contrat portant uniquement sur cette épreuve. Grâce à sa victoire, il rejoint Sébastien Ogier au sommet du palmarès du Monte-Carlo avec huit succès sur l’épreuve.

Craig Breen (IRL) and Paul Nagle (IRL) of team M-SPORT FORD WORLD RALLY TEAM, P3. pht. Red Bull

Son triomphe lui permettait également de monter sur le podium d’une manche du Championnat du Monde FIA des Rallyes sur trois décennies différentes. Sa copilote Isabelle Galmiche, une enseignante âgée de cinquante ans qui effectuait ses grands débuts au plus haut niveau, est devenue la première femme victorieuse au plus haut niveau depuis 1997.

« Je ne m’attendais pas à cela en arrivant ici », admettait Sébastien Loeb. « C’était une superbe bataille. Sébastien Ogier était vraiment rapide et j’ai un peu galéré hier et même ce matin. »

Le duel entre les pilotes les plus titrés de l’histoire de la discipline offrait également un superbe scénario pour cette première manche de l’ère hybride, coïncidant avec la cinquantième saison du championnat.

Kalle Rovanperä, P4.

Sébastien Ogier avait d’abord pris les commandes jeudi soir, mais Sébastien Loeb le délogeait de la tête avec quatre scratches vendredi. L’Alsacien ne parvenait pas à reproduire le même rythme samedi et son rival en profitait pour reprendre les rênes avant l’étape décisive dimanche.

Gus Greensmith (GB) and Jonas Andersson (SWE) of team M-SPORT FORD WORLD RALLY TEAM, P5. pht. Red Bull

L’Irlandais Craig Breen (M-Sport Ford Puma Rally1) complétait le podium, près d’une minute et demie plus loin. Sa performance permettait ainsi à M-Sport Ford World Rally Team de prendre les commandes du championnat constructeurs.

Thierry Neuville (BEL) and Martijn Wydaeghe (BEL) of team HYUNDAI SHELL MOBIS WORLD RALLY TEAM, P6. pht. Red Bull

En dehors du top dix jeudi soir, Kalle Rovanperä (Toyota GR Yaris Rally1) parvenait à retrouver un certain équilibre en ajustant ses réglages. Le Finlandais terminait finalement quatrième et s’offrait le meilleur temps dans la Wolf Power Stage pour prendre la troisième place du classement général provisoire.

Malgré du temps perdu en raison d’un problème moteur samedi, Gus Greensmith (M-Sport Ford Puma Rally1) se classait cinquième tout en remportant sa première spéciale dans la catégorie reine. Le Britannique devançait Thierry Neuville (Hyundai i20 N Rally1), qui apportait du baume au cœur à Hyundai après le week-end contrasté du constructeur coréen.

Le Belge devait ainsi surmonter différents soucis tout au long du rallye, dont un amortisseur cassé transperçant son capot samedi. En parallèle, ses équipiers Ott Tänak et Oliver Solberg étaient tous les deux contraints à l’abandon.

Deuxième du championnat l’an passé, Elfyn Evans (Toyota GR Yaris Rally1) était en lice pour la victoire jusqu’à ce qu’il plante sa voiture au bord d’un précipice et y reste bloqué pendant vingt minutes. Le Gallois terminait vingt-et-unième.

Tous les classements ici

Sébastien Ogier :

pht. Red Bull

« Ce fut une immense joie de participer à nouveau à ce rallye spécial et d’être dans cet incroyable combat. Ce week-end, nous ne sortons pas vainqueurs, mais nous pouvons certainement garder la tête haute. Avec Benjamin et l’équipe, nous avons fait le travail. Nous avons réalisé une excellente performance ce week-end et il n’y a eu aucun problème sur la voiture, ce qui est une réussite fantastique. Le destin en a décidé autrement aujourd’hui mais je souris toujours et j’ai toujours beaucoup apprécié ce combat. Honnêtement, je pense que je ne pouvais rien faire contre ce qui s’est passé lors de l’avant-dernière étape. C’était une coupure que j’évitais au premier passage mais au deuxième passage c’était impossible à éviter, c’était très sale et je devais suivre la ligne des autres. Mais bravo à Sébastien et Isabelle pour la victoire, ils ont fait une performance remarquable et ce fut un combat très dur.

Sébastien Ogier (à gauche) félicite Sébastien Loeb à l’arrivée

Vainqueur en WRC2, Andreas Mikkelsen (Skoda Fabia Rally2) se classait septième devant Takamoto Katsuta (Toyota GR Yaris Rally1), auteur d’une belle remontée après avoir glissé dans un fossé samedi. Erik Cais (M-Sport Ford Fiesta Rally2) et Nikolay Gryazin (Skoda Fabia Rally2) complétaient à la fois le top dix du classement général et le podium du WRC2.

 

 

Le Championnat du Monde FIA des Rallyes se retrouvera le mois prochain pour la seule manche 100 % hivernale du calendrier : le Rallye de Suède, désormais basé à Umeå, du 24 au 27 février.

WRC2 – MIKKELSEN COMMENCE SA DÉFENSE DU TITRE SUR DE BONNES BASES

Le Norvégien Andreas Mikkelsen a parfaitement entamé la défense de son titre en WRC2 en s’imposant dans la catégorie au Rallye Monte-Carlo.

Andreas Mikkelsen (NOR) and Torstein Eriksen (NOR) of team TOKSPORT WRT, P1. pht. Red Bull

De retour dans l’antichambre de la catégorie reine dans le but de s’assurer un volant officiel en Rally1, Andreas Mikkelsen (Skoda Fabia Rally2) héritait de la tête samedi matin après l’abandon de Stéphane Lefebvre (Citroën C3 Rally2).

S’il n’était plus devancé après la sortie spectaculaire du leader, son rallye avait frôlé la correctionnelle avec une crevaison à l’avant droit dans Saint-Geniez / Thoard samedi soir. Grâce à un changement de roue rondement mené entre son nouveau copilote Torstein Eriksen et lui, le duo norvégien conservait une bonne avance que les deux hommes protégeaient dans la dernière étape pour finalement s’imposer avec 55 »4 de marge.

« Je n’aurais pas pu rêver d’un meilleur début de saison », souriait Andreas Mikkelsen. « Torstein a été au top dès la première spéciale et je suis vraiment content. Les conditions étaient encore très piégeuses, mais nous avons plutôt bien géré. »

Erik Cais (CZE) and Petr Těšínský (CZE) of team YACCO ACCR TEAM, P2. pht. Red Bull

Erik Cais (M-Sport Ford Fiesta Rally2) s’imposait comme le plus proche rival d’Andreas Mikkelsen. Le pilote tchèque s’offrait ainsi son deuxième podium en autant de départs en mondial et l’emportait également en WRC2 Junior avec 1’12 »1 d’avance sur Nikolay Gryazin (Skoda Fabia Rally2).

Le Russe atteignait le podium aux dépens de Grégoire Munster (Hyundai i20 Rally2) et Yohan Rossel (Citroën C3 Rally2), tous deux victimes d’une crevaison dans le premier passage dans Briançonnet/Entrevaux dimanche matin. Sean Johnston (Citroën C3 Rally2) profitait également de la situation pour se hisser au quatrième rang – le meilleur résultat de sa carrière – à 57 »1 de Nikolay Gryazin.

Les malheurs des uns ont fait le bonheur de Nikolay Gryazin

Grégoire Munster pointait 32 »0 plus loin tandis que Yohan Rossel finissait sixième à 3’28 »3 de la tête. Malgré sa crevaison, ce dernier inscrivait de précieux points bonus en signant le meilleur temps de la Wolf Power Stage.

Éphémère leader, Éric Camilli (Citroën C3 Rally2) abandonnait vendredi après un bris de suspension tandis que Marco Bulacia (Skoda Fabia Rally2) était également contraint à l’abandon après un problème moteur dans l’ES12.

 

 

WRC3 – PAJARI S’IMPOSE DÈS SES DÉBUTS

Le Finlandais Sami Pajari a su conserver son sang-froid pour s’imposer au Rallye Monte-Carlo dès sa première apparition en WRC3.

Champion FIA Junior WRC en titre, Sami Pajari pointait derrière Jan Cerny après les deux premières journées de l’épreuve avant de prendre l’ascendant sur le pilote tchèque dans l’avant-dernière spéciale du samedi.

Le Finlandais creusait l’écart avec trois scratches dimanche matin, mais Jan Cerny accélérait le rythme en reprenant 26 »9 dans la Wolf Power Stage de Briançonnet / Entrevaux.

Si cette offensive lui permettait de revenir sur Sami Pajari, ce dernier conservait la première place et s’imposait avec 7 »6 d’avance dans une catégorie dominée par les Ford Fiesta Rally3 conçues par M-Sport Poland.

Enrico Brazzoli complétait le podium à 19’16 »0 du vainqueur pour ses débuts avec la Fiesta tandis que le Hongrois Zoltan Laszlo avait dû abandonner samedi soir.

Communiqué : WRC

Crédits photos : WRC – Red Bull

Crédits vidéos : WRC Youtube

 

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