3 décembre 2022

WRC : Sébastien Ogier distance ses rivaux avec maestria en Espagne, samedi (video)

Auteur d’une prestation magistrale samedi, Sébastien Ogier s’est échappé du peloton au RallyRACC – Rally de España tout en voyant son équipe Toyota Gazoo Racing faire un grand pas vers le titre constructeur.

Sébastien Ogier est en passe de signer sa première victoire dans l’ère hybride du Championnat du Monde FIA des Rallyes pour son cinquième départ seulement au volant d’une Toyota GR Yaris Rally1.

#1, Sébastien Ogier, Toyota, P1. pht. Red Bull

L’octuple champion du monde était intouchable ou presque ce samedi. Fort de quatre scratches en sept spéciales sur l’asphalte des collines surplombant la Costa Daurada, le Français a augmenté son avance de 4 »8 à 20 »7 avant la dernière étape de l’avant-dernier rendez-vous du calendrier.

#11, Thierry Neuville, Hyundai, P2. pht. Red Bull

Sauf problème majeur, le Toyota Gazoo Racing est presque assuré de sceller son titre chez les constructeurs dès dimanche.

« C’était une journée très agréable », confiait Sébastien Ogier. « Nous nous sommes bien amusés dans la voiture et les chronos ont suivi. C’est toujours ce dont vous rêvez lorsque vous venez sur un rallye. Honnêtement, je suis satisfait de ma saison jusqu’à présent, mais ce serait bien sûr bien de signer une victoire. Nous sommes bien placés, mais la route est encore longue. »

« Kalle Rovanperä a glissé au troisième rang dans la dernière spéciale du jour »

Thierry Neuville (Hyundai i20 N Rally1) s’emparait de la deuxième place en fin de journée aux dépens de Kalle Rovanperä (Toyota GR Yaris Rally1), le nouveau champion ayant perdu beaucoup de temps en sélectionnant la mauvaise cartographie moteur au départ d’El Montmell. Les deux hommes terminaient toutefois la journée en n’étant séparés que par 1 »4.

Malgré cette bonne opération, le Belge connaissait un samedi globalement frustrant en cherchant à optimiser les réglages de sa voiture. En dépit de progrès continus, il ne parvenait pas à trouver l’équilibre parfait entre sous-virage et train arrière stable.

#8, Ott Tänak, Hyundai, P4. pht. Red Bull

Son équipier Ott Tänak (Hyundai i20 N Rally1) suivait à 15 »9 du podium. Au terme d’une journée relativement calme, l’Estonien devançait Dani Sordo (Hyundai i20 N Rally1) pour 36 »6. L’Espagnol connaissait deux boucles très différentes, avec une matinée riche en frustrations et en temps perdu sur les leaders avant que des ajustements de réglages à l’assistance ne lui permettent de remporter une spéciale en fin d’après-midi.

Elfyn Evans (Toyota GR Yaris Rally1) restait au sixième rang, 14 »4 derrière Dani Sordo. Le Gallois restait toutefois confus sur la raison expliquant pourquoi il était tant en retrait face à ses adversaires.

#6, Dani Sordo, Hyundai, P5. pht. Red Bull

La gestion des pneumatiques était le principal sujet de discussion de Craig Breen (M-Sport Ford Puma Rally1), septième samedi soir. L’Irlandais restait perplexe sur les réglages de sa voiture, qui surchauffait les gommes à l’avant à plusieurs reprises. Il pointait à 1’39 »7 du leader tout en creusant l’écart sur Takamoto Katsuta (Toyota GR Yaris Rally1).

Les Ford Puma Rally1 d’Adrien Fourmaux et Pierre-Louis Loubet complétaient le top dix, le second cité profitant de l’abandon de son équipier Gus Greensmith (M-Sport Ford Puma Rally1), qui avait tapé le rail dans un virage à droite dans la dernière spéciale de la boucle matinale.

Dimanche, la dernière étape proposera deux passages dans Pratdip (12,15 km) et Riudecanyes (15,90 km). La première est prolongée de deux kilomètres par rapport à l’an passé tandis que Riudecanyes est célèbre pour son rond-point au Coll de la Teixeta, où les pilotes effectuent un 360° devant d’immenses foules à flanc de colline.

#33, Elfyn Evans, Toyota, P6. pht. Red Bull

Le deuxième passage dans Riudecanyes accueillera la Wolf Power Stage mettant des points bonus en jeu pour les cinq équipages les plus rapides. Les quatre tests totaliseront 56,10 km pour porter le rallye à 293,77 km chronométrés sur un itinéraire complet de 1330,91 km.

Classements du samedi ici

WRC2

Suninen creuse l’écart

Le Finlandais Teemu Suninen est en passe de signer sa première victoire de la saison en WRC2 après s’être forgé une belle avance samedi au RallyRACC – Rally de España.

Déjà fort d’une avance de 12 »7 vendredi soir, Teemu Suninen (Hyundai i20 N Rally2) connaissait un samedi parfait dans l’antichambre de la catégorie reine du Championnat du Monde FIA des Rallyes.

#21, Teemu Suninen, P1. pht. Red Bull

Le Finlandais doublait son avantage sur les routes sèches des collines de la Costa Daurada après avoir remporté trois spéciales. Il retrouvait finalement le parc d’assistance de PortAventura World à Salou en ayant relégué son plus proche poursuivant à 26 »6.

Teemu Suninen connaît déjà les joies du succès en Espagne. Il s’était imposé dans la catégorie sur cette même épreuve en 2017 et avait pris la deuxième place l’an dernier. Lancé à la chasse de sa première victoire cette année, la première marche du podium semble désormais lui tendre les bras à quatre spéciales de l’arrivée.

« Yohan Rossel a ravi la deuxième place à Nikolay Gryazin »

 

« Je suis content de ma journée », souriait Teemu Suninen. « Nous avons pu creuser l’écart avant de gérer un peu dans l’après-midi. C’était vraiment agréable de piloter sur ces routes. C’est tellement fluide que l’on peut parfois comparer cela à de la course sur circuit ! »

Deuxième vendredi soir, Nikolay Gryazin (Škoda Fabia Rally2) se retrouvait impliqué dans un duel haletant l’opposant au champion WRC3 en titre, Yohan Rossel (Citroën C3 Rally2). Les deux hommes se rendaient coup pour coup, mais le Français prenait finalement l’avantage au terme des sept spéciales du jour. Le Russe pointait à 22 »8 de son rival en fin de journée.

« Lancé dans une belle remontée, Emil Lindholm s’est hissé au quatrième rang »

Après avoir concédé plus d’une minute en raison d’un tête-à-queue provoquant une crevaison vendredi, Emil Lindholm (Skoda Fabia Rally2) passait à l’attaque pour remonter dans la hiérarchie. Grâce à ses efforts, le pilote Toksport WRT âgé de vingt-six ans se hissait au quatrième rang, à 41 »1 du podium.

Jari Huttunen (Ford Fiesta Rally2) complétait le top cinq, 3 »3 plus loin. Rival d’Emil Lindholm pour le titre, Kajetan Kajetanowicz (Skoda Fabia Rally2) avait également connu un tête-à-queue vendredi. Le Polonais connaissait toutefois moins de réussite dans sa remontée et abordera la dernière étape en sixième position. En l’état actuel des choses, la couronne se jouera le mois prochain au Japon.

WRC3

La lutte pour le titre à son paroxysme

Une spéciale annulée samedi matin au RallyRACC – Rally de España pourrait s’avérer décisive dans l’attribution du titre en WRC3.

Leader vendredi soir, Lauri Joona attaquait l’avant-dernière étape de la saison avec 19 »7 d’avance sur Jan Černý dans la catégorie monopolisée par les Ford Fiesta Rally3.

#59, Lauri Joona, P1. « Lauri Joona pouvait s’estimer heureux de ne pas avoir perdu davantage de temps samedi matin »

Le Finlandais se montrait toutefois trop conservateur dans la première spéciale, permettant à Jan Černý de reprendre 9 »9. La situation empirait pour le leader, victime de la casse d’un arbre de transmission à l’arrière gauche dans le test suivant. Son rival tchèque en profitait pour s’offrir un nouveau scratch et prendre la tête pour une demi-seconde.

Lauri Joona bénéficiait toutefois d’un répit avec l’annulation de la dernière spéciale du samedi matin, lui permettant d’éviter de perdre davantage de temps sur les vingt-quatre kilomètres du parcours, et de retrouver le parc d’assistance de Salou pour réparer sa monture.

Dans l’après-midi, Jan Černý s’offrait à nouveau le meilleur temps dans Savallà 2 pour neuf dixièmes de seconde, portant son avantage à 1 »4. Lauri Joona répliquait toutefois dans l’avant-dernier test du jour pour reprendre un dixième d’avance avant de voir son adversaire riposter dans la foulée.

#57, Jan Černý, P2

Jan Černý donnait tout dans la spéciale urbaine de Salou (2,15 km) pour signer un temps 2 »6 plus rapide que Lauri Joona, ce qui lui permettra d’aborder les quatre dernières spéciales de la saison avec une marge de 2 »5 sur son rival.

En parallèle, Diego Dominguez se rapprochait de son deuxième podium consécutif après celui obtenu à l’EKO Acropolis Rally Greece. Le Paraguayen pointait à 4’26 »0 des leaders, mais pouvait se réjouir d’avoir relégué son poursuivant Zoltan László à plus de neuf minutes.

Communiqué WRC

Crédits photos – Red Bull, WRC

 

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