13 août 2022

WRC : Rovanperä prend les commande vendredi au Safari (Video)

Le Finlandais Kalle Rovanperä a profité des malheurs de son équipier Sébastien Ogier pour prendre la tête du Safari Rally Kenya au terme d’un vendredi piégeux et exténuant.

Leader du Championnat du Monde FIA des Rallyes, Kalle Rovanperä (Toyota GR Yaris Rally1) était seulement onzième après sa crevaison dans la super-spéciale organisée en lever de rideau jeudi soir. Le Finlandais se retrouvait toutefois immédiatement dans la lutte pour le podium lors des tests sablonneux du vendredi sur les rives du lac Naivasha, au cœur de la vallée du Grand Rift.

#69, Kale Rovanperä, Toyota, P1. pht. Jaanus Ree/Red Bull

Si les routes cassantes et le fesh-fesh mettaient à l’épreuve les équipages et plus de la moitié du plateau de la catégorie reine rencontrait des problèmes durant la journée, les Toyota GR Yaris Rally1 résistaient bien.

Vainqueur l’an passé pour le retour du Kenya au calendrier, Sébastien Ogier avait repris sur sa lancée en prenant les commandes avant de mener la majeure partie des six spéciales. Brièvement devancé par son équipier Elfyn Evans (Toyota GR Yaris Rally1) en fin de matinée, le Français repassait en tête dès le premier secteur chronométré de l’après-midi après la crevaison du pilote gallois.

#18, Katsuta, Toyota, P2. pht. Jaanus Ree/Red Bull

Présent dans le trio de tête, Kalle Rovanperä remportait trois spéciales avant de ravir la première place en fin de journée lorsque Sébastien Ogier devait s’arrêter pour changer une roue dans la répétition de Kedong.

#1, Sébastien Ogier a cédé les commandes après une crevaison dans la dernière spéciale du jour, P6 vendredi. pht. Jaanus Ree/Red Bull

Kalle Rovanperä était ravi d’aborder l’étape marathon de samedi avec un avantage de 22 »4 malgré son rôle d’ouvreur ce vendredi.

« Je pense que nous avons fait du bon travail », confiait-il. « L’objectif était d’être rapide tout en évitant les problèmes. Nous sommes bien placés maintenant, mais le samedi s’annonce très difficile. Je n’ai jamais vraiment connu cela auparavant. L’an dernier, nous n’avions pas autant de sections tendres et molles, donc c’était un peu nouveau. Bien sûr, c’est toujours difficile ici. Il y avait encore un peu de balayage dans le deuxième tour, mais nous avons quand même pris du plaisir, sauf dans la dernière spéciale. Je pense que nous sommes tous sentis soulagés d’en avoir fini aujourd’hui. »

#33, Elfyn Evans, Toyota, P3. pht. Jaanus Ree/Red Bull

Elfyn Evans restait son plus proche poursuivant tout en ayant toujours du mal à savoir à quel point il pouvait attaquer ou non. Le Gallois comptait 2 »9 d’avance sur Ott Tänak (Hyundai i20 N Rally1).

#8, Ott Tänak (Hyundai) a essuyé sa part de problèmes, P4. pht. Jaanus Ree/Red Bull

« Ott Tänak a essuyé sa part de problèmes »

Ott Tänak était parti sur la défensive après la casse de son levier de vitesses dans la première spéciale. Toujours prompt à réagir, l’Estonien effectuait des réparations de fortune en utilisant le renfort de roue de secours de sa voiture comme levier temporaire avant de s’offrir deux tops trois.

Dans la dernière spéciale du jour, Takamoto Katsuta (Toyota GR Yaris Rally1) glissait de la deuxième à la quatrième place en perdant du temps à dépasser Craig Breen (M-Sport Ford Puma Rally1), finalement contraint à l’abandon après avoir endommagé sa suspension avant droite. Le Japonais retrouvait finalement le parc d’assistance à 1 »3 d’Ott Tänak.

#11, Thierry Neuville, Hyundai, P5. pht. Jaanus Ree/Red Bull

Deuxième du championnat, Thierry Neuville (Hyundai i20 N Rally1) connaissait aussi une journée éprouvante. Après avoir vu sa voiture perdre brièvement de la puissance après avoir avalé un nuage de poussière dans l’ES3, le Belge se plaignait également de problèmes de motricité et de maniabilité. Vendredi soir, il accusait un retard de près d’une minute sur les leaders, mais une avance égale à 1’10 »7 sur Sébastien Ogier.

#44, Gus Greensmith était le seul pilote M-Sport Ford à terminer chaque spéciale

Il y a douze mois, Sébastien Ogier avait rattrapé un retard similaire pour s’imposer malgré la casse d’un amortisseur vendredi. Tout reste donc possible pour le Français, qui semblait toutefois découragé au parc d’assistance de Naivasha.

« Je ne peux pas vraiment dire que nous sommes dans le match », lâchait-il. « Bien sûr, beaucoup de choses peuvent encore arriver, mais ce n’est pas la même chose quand on est aussi loin. Je suis à peu près sûr qu’il y aura d’autres rebondissements demain, mais c’est toujours frustrant. »

Septième, Oliver Solberg (Hyundai i20 N Rally1) devançait le leader du WRC2, Kajetan Kajetanowicz (Škoda Fabia Rally2). Craig Breen (M-Sport Ford Puma Rally1) terminait la journée au neuvième rang malgré une pénalité de dix minutes pour ne pas avoir fini l’ES7 tandis que Sean Johnston (Citroën C3 Rally2) complétait le top dix.

Gus Greensmith passe sur trois roues

Gus Greensmith était le seul pilote du M-Sport Ford World Rally Team à boucler l’étape, mais le Britannique pointait à près de quinze minutes du leader après s’être arrêté pour effectuer des réparations dans le premier passage de Kedong. Son équipier Sébastien Loeb devait renoncer à mi-journée en raison d’un problème moteur sur le retour à l’assistance et son compatriote Adrien Fourmaux était également contraint à l’abandon, trahi par sa transmission.

Samedi, les routes au nord du lac Elmenteita accueilleront une étape de 150,88 kilomètres chronométrés. La plus longue journée du rallye commencera par Soysambu (29,32km), une spéciale rallongée depuis l’an dernier, avant les pistes bien connues d’Elmenteita (15,08 km) dans le domaine Delamere, puis Sleeping Warrior (31,04 km), tracée à l’ombre d’une colline ressemblant à un guerrier Massaï allongé. Les trois tests seront répétés après un passage à l’assistance.

Classement vendredi ici

 

WRC2

Kajetanowicz domine les débats

Pour son premier départ au Safari Rally Kenya, le Polonais Kajetan Kajetanowicz s’est emparé des commandes du WRC2 avec plus d’une minute d’avance à l’issue de la première étape.

#20, Kajetan Kajetanowicz, P1. pht. Jaanus Ree/Red Bull

Kajetan Kajetanowicz (Škoda Fabia Rally2) remportait quatre des six spéciales sur les pistes de terre autour du lac Naivasha pour terminer la première étape avec 1’13 »5 d’avance.

Leader après la super-spéciale organisée en levée de rideau jeudi à Nairobi, Gaurav Gill (Škoda Fabia Rally2) cédait les commandes à son rival polonais dès la première spéciale du jour à Loldia. Malgré sa réplique dans Geothermal, l’Indien devait prématurément couper ses efforts dans le test suivant de Kedong, son moteur ayant inhalé d’énormes quantités de sable.

Ses malheurs faisaient le bonheur de Kajetan Kajetanowicz, qui héritait d’une minute d’avance. Hormis un bref calage dans la dernière spéciale, le quadragénaire évitait les soucis et pourrait bondir de la cinquième à la première place du championnat en cas de victoire.

S’il est bien placé, le triple Champion d’Europe n’est que trop conscient des défis l’attendant dans la plus longue – et probablement la plus difficile – étape de l’épreuve samedi.

#22, Sean Johnston a connu des problèmes de freins dans la dernière spéciale du jour

« C’est le Safari, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer », souriait-il. « J’aime ces spéciales, mais le vendredi n’est qu’un échauffement en vue de samedi. C’est la journée la plus difficile. Il n’a pas plu depuis un moment, donc les routes sont sèches avec beaucoup de poussière dans l’air pouvant s’infiltrer dans le moindre recoin de la voiture. De grosses ornières sont aussi apparues dès la première boucle, laissant apparaître de grosses pierres cachées très dangereuses pour nos pneus. »

En parallèle, Martin Prokop (Ford Fiesta Rally2) et Sean Johnston (Citroën C3 Rally2) se livraient un duel passionnant pour la deuxième place. Les deux hommes n’étaient séparés que de 6 »1 avant l’ES7, mais le pilote tchèque devait abandonner à moins de cinq kilomètres des 124,20 chronométrés du jour lorsque son moteur calait et ne redémarrait plus.

De manière ironique, Martin Prokop avait repris l’avantage sur Sean Johnston (Citroën C3 Rally2), ralenti par des problèmes de freins dans la même spéciale : « La pédale est restée collée et j’ai fait les douze derniers kilomètres en essayant de ne pas freiner », expliquait l’Américain.

Malgré son abandon et la pénalité de dix minutes pour ne pas avoir bouclé le test final, Martin Prokop complétait tout de même le trio de tête avec plus de deux minutes d’avance sur Leroy Gomes (Ford Fiesta R5). Les Kenyans Aakif Virani (Skoda Fabia Rally2) et Amanraaj Rai  (Skoda Fabia Rally2) composaient la suite du top cinq.

WRC3

Maxine Wahome en tête

La jeune kenyane Maxine Wahome a pris les commandes du WRC3 après un vendredi épuisant au Safari Rally Kenya.

Pour ses débuts en WRC3 à domicile, Maxine Wahome a pris le pouvoir au sein d’un plateau intégralement composé de Ford Fiesta Rally3 conçues par M-Sport Poland en terminant la première étape avec 35 »6 d’avance sur son compatriote Mcrae Kimathi.

#34, Maxine Wahome, Ford, P1. pht. Jaanus Ree/Red Bull

Cinquième après la super-spéciale de Nairobi disputée jeudi, la Kenyane âgée de vingt-six ans remontait progressivement dans la hiérarchie et profitait du moindre faux-pas de ses adversaires pour s’emparer des commandes à mi-journée.

Son frère Jeremy était le premier à rencontrer des problèmes en devant abandonner en raison d’un problème d’unité de commande moteur dès Loldia, la première spéciale du vendredi.

Premier leader, Diego Dominguez était le suivant sur la liste. Le Paraguayen s’était construit un avantage égal à 1’36 »0 dans les trois premiers tests poussiéreux avant de tout perdre lors d’un gros choc frontal dans Kedong 1. La même spéciale faisait aussi une autre victime en Hamza Anwar, passé de la deuxième à la dernière place en étant coincé dans le fesh-fesh.

Maxine Wahome devait toutefois encore batailler avec Mcrae Kimathi. Ce dernier payait toutefois cher son retard avec trois minutes et demie de pénalité pour être arrivé en retard à l’assistance du matin, puis en avance pour le deuxième contrôle horaire. Les choses allaient de mal en pis dans l’après-midi avec une nouvelle pénalité de dix secondes pour un pointage tardif au dernier pointage.

Malgré son abandon, Diego Dominguez devrait repartir samedi matin depuis la troisième place, à 35’14 »0 de Maxine Wahome et 2’07 »0 devant Hamza Anwar.

 

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