26 mai 2022

WRC, jeudi, bataille royale entre Ogier et Loeb au Monte-Carlo

Sébastien Ogier a pris les commandes face à son rival Sébastien Loeb dans le duel opposant les deux maîtres du Rallye Monte-Carlo lors d’une spectaculaire soirée d’ouverture de saison en Championnat du Monde FIA des Rallyes ce jeudi.

Huit fois vainqueur dans les Alpes, Sébastien Ogier (Toyota GR Yaris Rally1) ouvrait la nouvelle ère hybride du championnat en se montrant le plus rapide dans les deux spéciales du jeudi soir pour se construire une avance de 6 »7. Victorieux de l’épreuve à sept reprises, Sébastien Loeb (M-Sport Ford Puma Rally1) le talonnait pour sa première apparition depuis plus d’un an en WRC grâce à ses deux deuxièmes meilleurs temps.

Sébastien Ogier (FRA) and Benjamin Veillas (FRA) of team TOYOTA GAZOO RACING WRT, P1. pht. Red Bull

Difficile d’imaginer des débuts plus intimidants pour la nouvelle génération du sport : deux tests sur des routes sinueuses, le tout dans l’obscurité, avec un passage à l’emblématique Col de Turini, du givre s’installant sur l’asphalte et des pilotes toujours en processus d’apprentissage avec le mélange de puissance électrique et thermique en compétition…

« Cela ne s’est pas très bien passé dans la première spéciale où il y avait beaucoup d’humidité et de givre par endroits », expliquait Sébastien Ogier. « C’était un peu mieux dans la deuxième. Nous essayons juste de petites choses sur la voiture et nous sommes ravis de voir le bout de la soirée. »

Sébastien Loeb, P2.

Sébastien Loeb était également le premier des trois Puma à s’installer dans le top cinq et sa performance rappelait sa dernière victoire au Monte-Carlo acquise en 2013.

« Nous avons pris un bon départ dans la première spéciale, mais c’était très piégeux au sommet avec un peu de givre », souriait-il. « Je ne voulais pas faire d’erreur, donc je me suis montré un peu trop prudent. Le deuxième test était dur sur les pneus. Je les ai surchauffés avant le milieu de l’étape et j’ai eu du mal à maintenir la voiture en bonne position. »

Vice-champion en 2021, Elfyn Evans (Toyota GR Yaris Rally1) terminait la soirée au troisième rang après quelques difficultés pour s’acclimater au surplus de puissance hybride. Le Gallois se classait troisième dans les deux spéciales et retrouvait Monaco à 11 »2 du leader.

Elfyn Evans (GB) and Scott Martin (GBR) of team TOYOTA GAZOO RACING WRT, P3. pht. Red Bull

Adrien Fourmaux et Gus Greensmith, tous deux alignés avec des Ford Puma Rally1, complétaient le top cinq en étant séparés de quatre secondes seulement après cette première sortie nocturne de la saison. Malgré son pari sur ses pneumatiques, Thierry Neuville (Hyundai i20 N Rally1) pointait 6 »6 plus loin après avoir vu ses gommes surchauffer, sans oublier des problèmes de freins.

Adrien Fourmaux (FRA) and Alexandre Coria (FRA) of team M-SPORT FORD WORLD RALLY TEAM, P4. pht. Red Bull

Craig Breen (M-Sport Ford Puma Rally1) était septième devant Ott Tänak (Hyundai i20 N Rally1), dont la « longue liste » de problèmes incluait des soucis moteur et hydraulique.

Thierry Neuville (BEL) and Martijn Wydaeghe (BEL) of team HYUNDAI SHELL MOBIS WORLD RALLY TEAM, P6. pht. Red Bull

Takamoto Katsuta (Toyota GR Yaris Rally1) s’installait en neuvième position devant Oliver Solberg (Hyundai i20 N Rally1), parti en tête-à-queue au Turini. Le Suédois connaissait également un problème radio l’empêchant d’entendre les notes dictées par son copilote, Elliott Edmondson.

Sébastien Ogier :

« J’ai été un peu surpris de voir que j’étais le plus rapide dans la première étape car pour être honnête je n’avais pas vraiment de sensations fortes dans la voiture, mais le temps était bon donc je ne peux pas me plaindre. D’un autre côté, la deuxième étape s’est un peu mieux passée dans la voiture. Les voitures sont très différentes de l’année dernière et je pense que tout le monde essaie de s’adapter en ce moment et il y a beaucoup de paramètres qui peuvent être améliorés. Les temps sont encore assez serrés avec la compétition, donc il semble déjà que ce sera une lutte serrée et excitante pour la première fois avec ces voitures.

Vendredi, les équipages mettront le cap plus au nord pour deux boucles de trois spéciales dans le Parc National du Mercantour. Comme si le défi de 97,86 km chronométrés dans les Alpes ne suffisait pas pour la première journée complète de l’ère hybride, il n’y aura aucune assistance entre le départ de Monaco en matinée et le retour en soirée. Les pilotes devront donc se contenter d’une seule zone de changement de pneumatiques entre les boucles à Puget-Théniers.

Les classements ici

WRC2 – CAMILLI EN TÊTE JEUDI SOIR

Auteur du meilleur temps dans les deux spéciales disputées autour du col de Turini jeudi soir, Éric Camilli a parfaitement lancé sa campagne pour le titre en WRC2 au Rallye Monte-Carlo.

Éric Camilli, P1.

De retour en mondial pour la première fois depuis sa victoire en Espagne l’an dernier, Éric Camilli (Citroën C3 Rally2) surmontait des problèmes de freins pour s’emparer des commandes de la catégorie après les deux premières spéciales.

Le Français reléguait ainsi son plus proche rival à 5 »1 dans Luceram / Lantosque malgré des freins de moins en moins efficaces dans les derniers kilomètres avant qu’un passage appliqué dans La Bollène-Vésubie / Moulinet ne l’aide à porter son avantage sur Andreas Mikkelsen (Škoda Fabia Rally2) à 9 »1 au moment de retrouver Monaco

« J’essayais d’être propre dans les montées, mais j’ai poussé un peu plus dans les descentes », expliquait Éric Camilli. « Les freins allaient mieux dans la deuxième spéciale. »

Champion WRC2 en titre, Andreas Mikkelsen était satisfait de sa première soirée avec son nouveau copilote Torstein Eriksen, mais le Norvégien du Toksport WRT admettait qu’il en avait encore sous le pied.

Stéphane Lefebvre (Citroën C3 Rally2) complétait le podium provisoire, entièrement composé d’anciens pilotes officiels au plus haut niveau se tenant en 9 »7.

Sacré en WRC3 l’an dernier, Yohan Rossel (Citroën C3 Rally2) pointait à 34 »2 du leader pour ses débuts. Le Français était toutefois frustré d’avoir piloté trop prudemment dans la première spéciale. Le Bolivien Marco Bulacia (Škoda Fabia Rally2) le suivait à neuf dixièmes de seconde tout en s’emparant des commandes de la catégorie WRC2 Junior.

Le Tchèque Erik Cais (M-Sport Ford Fiesta Rally2) n’avait aucun problème à signaler et s’installait au sixième rang à 51 »1 d’Éric Camilli pour ses débuts au Rallye Monte-Carlo.

Nikolay Gryazin (Škoda Fabia Rally2) perdait près de trois minutes dans l’ES2 et pouvait s’estimer heureux de poursuivre sa route après avoir vu des flammes engloutir l’arrière de sa voiture à l’arrivée de la spéciale. Chris Ingram (Škoda Fabia Rally2) rencontrait également un problème en restant bloqué sur le troisième rapport.

WRC3 – ČERNÝ DONNE LE TON

Jan Černý a dicté son rythme pour s’installer en tête de la catégorie WRC3 jeudi soir au Rallye Monte-Carlo.

Jan Černý surprenait ses rivaux en imposant immédiatement son rythme pour prendre 17 »1 d’avance à l’issue d’une première spéciale longue de 15,2 km.

Le Tchèque récidivait dans La Bollène-Vésubie / Moulinet pour retrouver le parc d’assistance de Monaco avec un avantage de 21 »2 sur ses concurrents eux aussi engagés sur des Ford Fiesta Rally3 conçues par M-Sport Poland.

Champion FIA Junior WRC en titre, le Finlandais Sami Pajari s’imposait comme son plus proche rival en signant le deuxième meilleur temps dans les deux tests pour reléguer Enrico Brazzoli à 1’00 »7.

Le pilote hongrois Zoltán László fermait la marche à 3’36 »7 du leader au terme de cette première soirée du Rallye Monte-Carlo.

Communiqué WRC

Crédits photos : WRC – Red Bull

Crédit vidéo : WRC Youtube

 

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