26 mai 2022

WRC, vendredi, Loeb leader au Monte-Carlo sous la menace de Sébastien Ogier

Le Français Sébastien Loeb est devenu le pilote le plus âgé à mener une manche du Championnat du Monde FIA des Rallyes avec une prestation sensationnelle lui ayant permis de prendre les commandes du Rallye Monte-Carlo.

Sébastien Loeb, P1.

À l’approche de son quarante-huitième anniversaire, Sébastien Loeb (M-Sport Ford Puma Rally1) s’offrait quatre des six spéciales du jour dans les Alpes pour s’installer aux commandes du premier rallye de la nouvelle ère hybride du WRC avec 9 »9 d’avance.

L’épreuve basée autour de Monaco est également la première apparition de Sébastien Loeb depuis plus d’un an en WRC, et est pour l’instant sa seule sortie prévue avec l’équipe britannique cette saison.

Sébastien Ogier (FRA) and Benjamin Veillas (FRA) of team TOYOTA GAZOO RACING WRT, P2. pht. Red Bull. Sébastien Ogier reste le plus proche rival de Sébastien Loeb

Sébastien Loeb était deuxième après la courte étape d’ouverture jeudi soir derrière son vieux rival Sébastien Ogier (Toyota GR Yaris Rally1). L’Alsacien prenait toutefois le dessus sur son compatriote dans la dernière des trois spéciales de la matinée et préservait son avantage dans l’après-midi en dépit d’un petit souci technique.

« Les quatre premières spéciales étaient vraiment super, puis nous avons eu un petit problème avec l’hybride », expliquait-il. « J’ai fait un bon passage dans la dernière, mais le terrain était peut-être un peu plus glacé. Il y avait un peu de verglas sur le final, donc c’était piégeux. J’étais vraiment surpris en voyant mon meilleur temps lors du premier passage au shakedown hier. D’habitude, je ne suis pas génial au shakedown, mais j’ai tout de suite été dans le rythme avec cette voiture. L’écart n’est pas gros, mais je suis content d’être en tête après la première journée complète. »

Elfyn Evans (GB) and Scott Martin (GBR) of team TOYOTA GAZOO RACING WRT, P3. pht. Red Bull

Sébastien Ogier avait chuté au troisième rang derrière son équipier Elfyn Evans (Toyota GR Yaris Rally1) après avoir adopté une approche prudente sur les routes verglacées de la dernière spéciale matinale, mais son scratch dans la répétition cet après-midi lui permettait de reprendre la deuxième place.

Méfiant dans le même test, Elfyn Evans perdait de précieuses secondes. Le Gallois terminait à 12 »1 de son équipier après une journée frustrante à apprendre les subtilités du pilotage en condition hybride  pour la première fois en compétition.

Thierry Neuville (BEL) of team HYUNDAI SHELL MOBIS WORLD RALLY TEAM, P4. pht. Red Bull

Après une bataille intense pour la quatrième place, Thierry Neuville (Hyundai i20 N Rally1) retrouvait le parc d’assistance au pied du podium. Sa journée s’améliorait progressivement après une première spéciale où il trouvait l’équilibre de sa voiture digne « d’un cauchemar » et confié « ne jamais avoir eu aussi peur au volant ».

Le Belge durcissait ses réglages pour reléguer son équipier Ott Tänak (Hyundai i20 N Rally1) à 8 »9 puisque Craig Breen (M-Sport Ford Puma Rally1) glissait à 2 »5 de l’Estonien dans le dernier secteur chronométré du jour.

Ott Tänak (EST) and Martin Järveoja (EST) of team HYUNDAI SHELL MOBIS WORLD RALLY TEAM, P5. pht. Red Bull

En parallèle, Gus Greensmith (M-Sport Ford Puma Rally1) fêtait son premier temps scratch en WRC tout en consolidant sa septième place. Sans un problème mineur avec le système hybride, le Britannique serait actuellement en lutte avec Thierry Neuville.

Takamoto Katsuta (Toyota GR Yaris Rally1), Kalle Rovanperä (Toyota GR Yaris Rally1) et Oliver Solberg (Hyundai i20 N Rally1) complétaient le top dix vendredi soir malgré un tête-à-queue et de la fumée dans l’habitacle du dernier cité.

Craig Breen (IRL) and Paul Nagle (IRL) of team M-SPORT FORD WORLD RALLY TEAM, P6. pht. Red Bull

Quatrième jeudi soir, Adrien Fourmaux (M-Sport Ford Puma Rally1) terminait son rallye au fond d’un ravin dans la première spéciale du jour. Son copilote Alexandre Coria et lui sont indemnes, témoignant de la robustesse des nouveaux châssis et de leurs cellules de survie renforcées cette année.

Classements ici

Sébastien Ogier :

pht. Red Bull

« Ça a été une bonne journée je dirais, à l’exception d’une étape ce matin où l’ouverture de la route n’allait pas être facile avec les conditions glaciales. J’aurais pu prendre plus de risques mais ce n’était pas facile de trouver la limite dans cette étape. Cet après-midi, j’ai fait de mon mieux et je ne pense pas qu’il y avait trop de potentiel pour aller plus vite. Tout est encore très nouveau, donc bien sûr il y a de la place pour l’amélioration, et nous essaierons d’ajuster ce que nous pouvons avec la configuration pour trouver un peu plus de vitesse pour demain. Mais dans l’ensemble, c’est positif d’être ici ce soir toujours en bonne position pour se battre pour la victoire.

 

 

Samedi, le rallye prendra la route de l’ouest pour cinq spéciales près de Digne-les-Bains. Trois tests matinaux précèderont un changement de pneus en ville avant que les deux dernières spéciales ne soient répétées. La journée comprendra deux ascensions du mythique col de Fontbelle, susceptible de proposer plusieurs kilomètres de neige au sommet.

WRC2 – LEFEBVRE EN TÊTE D’UN SOUFFLE

Grâce à une offensive lancée en fin de journée, le Français Stéphane Lefebvre s’est hissé aux commandes du WRC2 au Rallye Monte-Carlo.

Stéphane Lefebvre, P1.

 

Vendredi matin, Stéphane Lefebvre (Citroën C3 Rally2) comptait 24 »5 de retard sur Éric Camilli (Citroën C3 Rally2), mais le Nordiste était promu au deuxième rang derrière Andreas Mikkelsen (Skoda Fabia Rally2) lorsque son compatriote abandonnait après une sortie de route endommageant sa suspension avant.

L’ancien pilote officiel Citroën grignotait ensuite 14 »5 sur Andreas Mikkelsen dans le premier passage dans Val-de-Chavagne / Entrevaux avant de lui reprendre encore huit secondes dans la répétition de la dernière spéciale. Cette attaque de dernière minute lui permettait ainsi de retrouver le parc d’assistance de Monaco avec un avantage égal à 1 »4 sur le Norvégien.

« J’adore ces conditions piégeuses, c’est comme chez moi ! », se réjouissait le Français. « J’ai pris des risques dans la dernière spéciale et c’est bien de finir comme ça. Je suis vraiment content de finir la journée avec ce rythme. »

De son côté, Andreas Mikkelsen était déçu de perdre une position et attribuait la perte de temps à une mauvaise communication avec son équipe d’ouvreurs.

« J’avais des informations indiquant beaucoup de glace dans mes notes, mais il n’y avait finalement rien », expliquait-il. « J’ai trop freiné à beaucoup d’endroits. »

Andreas Mikkelsen, P2.

Yohan Rossel (Citroën C3 Rally2) connaissait une meilleure journée en améliorant les réglages de sa voiture après les spéciales du jeudi soir. Le tenant du titre en WRC3 terminait l’étape à 17 »7 d’Andreas Mikkelsen et avec 49 »8 d’avance sur Marco Bulacia (Skoda Fabia Rally2), leader en WRC2 Junior.

Yohan Rossel (Citroën C3 Rally2)

Erik Cais (M-Sport Ford Fiesta Rally2) maintenait un rythme régulier pour pointer à 32 »9 de Marco Bulaciatandis que Grégoire Munster (Hyundai i20 N Rally2) complétait le top six à 2’13 »0 du leader.

 

WRC3 – ČERNÝ RÉSISTE À PAJARI

Le Tchèque Jan Černý a gardé son sang-froid sous la pression croissante de Sami Pajari pour conserver les rênes du WRC3 vendredi au Rallye Monte-Carlo.

Jan Černý, P1.

Premier leader après avoir remporté les deux spéciales de nuit jeudi pour s’ouvrir une avance de 21 »2 d’avance, Jan Černý était beaucoup moins dominant de jour.

Le Finlandais Sami Pajari signait le meilleur temps dans quatre des six spéciales du vendredi et réduisait son déficit à 14 »8 avant qu’un contretemps dans le test final de Val-de-Chavagne / Entrevaux ne le repousse à 26 »7.

Sami Pajari

Fin connaisseur du Monte-Carlo, l’Italien Enrico Brazzoli pointait 11’07 »5 plus loin tandis que le Hongrois Zoltán László fermait la marche à 11’48 »5 du leader.

Communiqué : WRC

Crédits photos : Red Bull – WRC

Crédit vidéo : WRC Youtube

 

Haut du site