3 décembre 2022

WRC : Evans prend les commandes vendredi, au Portugal

Le Gallois Elfyn Evans a dominé une première étape brutale pour prendre les commandes du Vodafone Rally de Portugal devant son équipier Kalle Rovanperä vendredi soir.

Le combat acharné de la matinée s’est transformé en question de survie dans l’après-midi dans la chaleur et la poussière des routes rocailleuses de ce premier rallye terre de la saison en Championnat du Monde FIA des Rallyes.

Elfyn Evans (Toyota GR Yaris Rally1), P1. pht. Jaanus Ree/ Red Bull

Elfyn Evans (Toyota GR Yaris Rally1) remportait quatre des huit spéciales du jour pour prendre 13 »6 d’avance sur son équipier Kalle Rovanperä (Toyota GR Yaris Rally1), auteur de deux scratches, au terme de 125 kilomètres d’action.

La position de départ lointaine du Gallois lui permettait de bénéficier d’une meilleure adhérence sur les routes balayées par ses adversaires. En revanche, le leader du championnat rencontrait les pires conditions en étant le premier à s’élancer.

Kalle Rovanperä était ravi de sa deuxième place à l’issue de la première étape, pht. Jaanus Ree/Red Bull

Elfyn Evans avait pris le dessus sur Thierry Neuville (Hyundai i20 N Rally1), leader après la super-spéciale disputée jeudi soir dans les rues de Coimbra, dès son meilleur temps signé dans le premier test du vendredi. Le Gallois récidivait dans le secteur chronométré avant de rester impuissant face à l’offensive de Sébastien Loeb (M-Sport Ford Puma Rally1), en tête pour une demi-seconde à mi-journée.

Dany Sordo, Hyundai, P3. pht. Jaanus Ree/Red Bull

Quand Sébastien Loeb touchait le mur quelques mètres après le départ de la spéciale suivante, Elfyn Evans reprenait les commandes et évitait les nombreux pièges de routes extrêmement dégradées.

« Les conditions étaient assez extrêmes », confiait le Gallois. « Tout le monde essayait de passer à travers et cela ressemblait parfois à une loterie même s’il faut toujours essayer d’être le plus rapide possible. Vous pouvez toujours dire que vous auriez pu aller plus vite, mais seriez-vous en mesure d’aller au bout ou non ? »

La deuxième place était en revanche au-delà de tout espoir pour Kalle Rovanperä : « Nous ramassions beaucoup de poussière dans la voiture, parfois au point de ne plus pouvoir vraiment respirer ou voir quoi que ce soit ! »

Takamoto Katsuta, Toyota, P4. pht. Jaanus Ree/Red Bull

Pour sa première étape complète de la saison, Dani Sordo (Hyundai i20 N Rally1) pointait au troisième rang, une demi-minute plus loin. L’Espagnol comptait 5 »2 d’avance sur Takamoto Katsuta (Toyota GR Yaris Rally1), auteur d’un tête-à-queue.

Sébastien Ogier (Toyota GR Yaris Rally1) était bien parti pour réaliser une bonne journée. Le Français était troisième avant deux crevaisons le laissant à court de roues de secours dans l’après-midi.

Sébastien Ogier, Toyota, malchanceux. pht. Jaanus Ree/Red Bull

En parallèle, Gus Greensmith (M-Sport Ford Puma Rally1) voyait par deux fois un pneu déjanter. Sa progression était également ralentie par un habitacle prenant la poussière, mais le Britannique persévérait pour finir l’étape en cinquième position à une minute du leader.

Pierre-Louis Loubet (M-Sport Ford Puma Rally1), P6. pht. Jaanus Ree/Red Bull

Son équipier Pierre-Louis Loubet (M-Sport Ford Puma Rally1) suivait après avoir vu un potentiel podium provisoire s’envoler en manquant un carrefoir dans l’avant-dernière spéciale.

Thierry Neuville perdait gros en fin de journée, P7. pht. Jaanus Ree/Red Bull

Thierry Neuville (Hyundai i20 N Rally1) était mal récompensé pour ses efforts. Le Belge était le plus proche rival d’Elfyn Evans jusqu’à ce qu’une roue endommagée sur une liaison ne l’oblige à parcourir les deux derniers tests avec un arbre de transmission cassé.

Sébastien Loeb, Ford, malchanceux. pht. Jaanus Ree/Red Bull

Septième, le pilote Hyundai Motorsport restait néanmoins devant Craig Breen (M-Sport Ford Puma Rally1), retardé par une crevaison et un contact avec un talus, mais aussi Adrien Fourmaux (M-Sport Ford Puma Rally1) et Ott Tänak (Hyundai i20 N Rally1), victime de deux crevaisons.

Classements ici

Si le vendredi s’est avéré difficile, le samedi s’annonce encore plus redoutable. Près de la moitié de la distance chronométré du rallye se tient en deux boucles de trois tests de vitesse dans les montagnes de Cabreira. Les équipages auront cette fois le droit à une assistance à mi-journée tandis qu’une spéciale en bord de mer à Porto bouclera la journée après près de 165 kilomètres d’action.

« Craig Breen est huitième après un vendredi difficile »

 

WRC2

Suninen, leader opportuniste

Le Finlandais Teemu Suninen a terminé la première étape du Vodafone Rally de Portugal aux commandes du WRC2 après l’abandon d’Andreas Mikkelsen avant l’assistance.

Teemu Suninen, P1. pht. Jaanus Ree/Red Bull

Teemu Suninen (Hyundai i20 N Rally2) avait donné le ton d’entrée et s’offait cinq scratches consécutifs pour prendre rapidement l’avantage en WRC2. Malgré cette performance, le Finlandais concédait près d’une minute avec une crevaison à l’arrière droit dans l’ES7.

Andreas Mikkelsen (Škoda Fabia Rally2) héritait alors d’une avance de près de quarante secondes avant de rencontrer également des problèmes, sa voiture perdant de la puissance au fil des kilomètres. Toujours fort d’un avantage s’élevant à trente-sept secondes après le dernier test du jour, le Norvégien était toutefois contraint à l’arrêt.

Teemu Suninen retrouvait dès lors la première place et retrouvait le parc d’assistance avec 17 »1 d’avance sur Yohan Rossel (Citroën C3 Rally2).

Mikkelsen a abandonné alors qu’il occupait la tête

« Notre journée était plutôt bonne », déclarait Teemu Suninen. « Notre rythme figurait parmi les meilleurs, c’est juste dommage d’avoir crevé dans une épingle. Je ne sais pas ce que j’aurais pu faire différemment, mais le rallye est ainsi. »

De son côté, Andreas Mikkelsen était dévasté de voir une troisième victoire potentielle en autant de rallyes s’envoler, mais le Norvégien prévoyait de repartir samedi.

« Nous avons eu des problèmes moteur dans l’après-midi », expliquait-il. « Nous devions composer avec un manque de puissance et nous roulions sur trois cylindres. Nous avons essayé ce que nous pouvions, mais l’équipe a dit qu’il valait mieux abandonner comme il n’y avait pas moyen qu’ils aient le temps de la réparer sur cette assistance. C’est dommage car nous roulions bien et nous avions creusé un bel écart. »

Oliver Solberg (Hyundai i20 N Rally2) pointait à 23 »0 de Yohan Rossel après avoir lutté contre la poussière dans son habitacle et deux crevaisons. Le Suédois comptait 46 »1 de marge sur Kajetan Kajetanowicz (Skoda Fabia Rally2), qui avait perdu du temps dans la poussière de Marco Bulacia, ce dernier s’étant arrêté pour changer une roue dans l’ES6.

Kajetanowicz a été ralenti par la poussière

Cinquième à 1’55 »0 du leader, le Polonais Miko Marczyk (Škoda Fabia Rally2) menait les débats en WRC2 Junior avec 21 »4 d’avance sur Chris Ingram (Škoda Fabia Rally2), victime d’une crevaison dans l’ES7. Dans le même temps, le Français Jean-Michel Raoux (Volkswagen Polo GTI R5) dominait la catégorie WRC2 Masters.

Jan Solans (Citroën C3 Rally2) et Georg Linnamäe (Volkswagen Polo GTI R5) terminaient tous deux à plus de six minutes du rythme de tête, l’Espagnol devant composer avec un différentiel défectueux tandis que l’Estonien connaissait une journée difficile.

Parmi les quarante équipages au départ, seuls vingt-sept retrouvaient le parc d’assistance ce soir. Eric Camilli (Citroën C3 Rally2) abandonnait jeudi avant l’ES1 en raison d’une panne électrique tandis qu’Eerik Pietarinen (Volkswagen Polo GTI R5) s’arrêtait après la casse d’une écope de freins dans l’ES7.

WRC3

Pajari s’échappe

Le Finlandais Sami Pajari dispose d’une avance considérable en tête de la catégorie WRC3 après les problèmes rencontrés par ses rivaux vendredi au Vodafone Rally de Portugal.

Sami Pajari, P1

Sami Pajari avait pris une légère avance sur Lauri Joona vendredi matin, mais son compatriote prenait le dessus lorsqu’il perdait près de deux minutes en raison d’une crevaison dans le premier passage dans Góis.

Les rôles s’inversaient toutefois dans le test suivant, Lauri Joona crevant à son tour. Sami Pajari récupérait alors la première place et remportait toutes les spéciales restantes alors que son rival rencontrait de nouveaux soucis dans l’ES7. Le leader retrouvait ainsi le parc d’assistance avec 3’38 »5 d’avance.

« Je dois dire que je suis content de voir le parc d’assistance après des conditions aussi difficiles, notamment dans le deuxième tour », déclarait Sami Pajari. « Nous avons également maintenu notre avance, donc tout va bien même si une grosse journée s’annonce demain. »

Il n’y avait pas d’autres concurrents bouclant l’étape dans la classe. La journée de William Creighton s’achevait prématurément lorsqu’il était à court de roues de secours tandis que Mcrae Kimathi partait à la faute dans Mortágua.

WRC JUNIOR

Pajari aux commandes

Le Finlandais Sami Pajari se dirige vers sa première victoire en FIA Junior WRC de la saison après avoir survécu aux redoutables spéciales du vendredi au Vodafone Rally de Portugal.

Sami Pajari, P1

Sami Pajari s’était emparé de la tête d’entrée de jeu en devançant Jon Armstrong lors de la super-spéciale de Coimbra jeudi soir, mais le Finlandais glissait derrière le Britannique dans le premier test du vendredi. Il perdait ensuite plus de deux minutes en raison d’une crevaison dans Góis et comptait 1’32 »7 de retard à la zone de montage de pneumatiques à mi-journée.

Jon Armstrong était néanmoins contraint à l’abandon lorsqu’un bras de suspension se brisait à l’arrière de sa Ford Fiesta Rally3 préparée par M-Sport Poland, rendant ainsi la position de leader à Sami Pajari. Le tenant du titre remportait ensuite chaque spéciale restante avant de boucler l’étape avec un avantage de 3’38 »5.

Lauri Joona, P2

Vainqueur au Rallye de Croatie, Lauri Joona était le plus proche poursuivant du leader et le Finlandais aurait bien pu être en tête sans un problème lui coûtant près de trois minutes dans l’ES7.

Robert Virves était le dernier classé à l’issue de l’étape, 15’22 »0 derrière Sami Pajari. L’Estonien a dû composer avec une crevaison avant un problème de calculateur moteur dans l’ES6.

La journée de William Creighton s’arrêtait prématurément lorsque l’Irlandais était à court de roues de secours tandis que Mcrae Kimathi partait à la faute dans Mortágua.

 

Haut du site