Rétromobile 2017 accueille 6 Delage et les deux derniers exemplaires des premiers blindés présents entre autres porte de Versailles (Anciennes)

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Il y a 90 ans, Delage remportait avec panache le titre de champion du monde des Grand Prix : contre Bugatti et Talbot, Robert Benoist et sa Delage 1500 décrochaient la victoire à tous les Grand Prix de la saison (Montlhéry, San Sebastian, Monza et Brooklands).
Retromobile revient sur l’histoire de ce constructeur français en réunissant pour la première fois 6 Delage uniques.

Delage  1927 1.5 GP 033
Delage 1927 1.5 GP 033 présente à Retromobile. pht. Retromobile

Un titre mondial grâce à une technique d’avant-garde, pour en arriver là, Louis Delage avait mis en œuvre tous les moyens de l’entreprise pour faire de la biplace Grand Prix de 1926, déjà extrêmement performante, une gagnante absolue. Son ingénieur Albert Lory avait encore amélioré ce qui était déjà son chef-d’œuvre : le moteur huit-cylindres 1500 à compresseur, une merveille de mécanique, conçu avec la précision d’une pièce d’horlogerie. Avec ses deux arbres à cames en tête et toutes ses pièces mobiles montées sur rouleaux, il développait une puissance spécifique de plus de 100 ch/litre et il était capable d’atteindre un régime de 8500 tr/mn, des valeurs supérieures à tout ce que l’on connaissait alors. Quatre voitures et cinq moteurs avaient été construits par Delage pour la saison 1927 ; elles sont numérotées de 1 à 4, de même que leur moteur. En 1936, à la demande du prince Chula pour son cousin le prince Bira, brillant pilote privé, deux autres châssis ont été dessinés par Lory pour bénéficier d’une nouvelle suspension avant à roues indépendantes. Réalisés en Angleterre ils sont, par convention, dénommés « GP5 » et « GP6 ». En tout, six voitures ont donc existé, mais dont les deux « familles » (1927 et 1936) n’ont jamais été réunies. Toutes les six se sont illustrées sur les circuits, les dernières ayant continué à courir jusqu’au début des années 1950, ce qui souligne à quel point ces machines étaient en avance sur leur époque. En fait, dans sa dernière évolution, cette Delage Grand Prix a couru contre les toutes premières Ferrari!

Ils ont contribué à l’effort de guerre et continuent d’émerveiller par leurs capacités techniques et leur puissance : les tanks !

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Char Saint-Chamond

A l’occasion de l’incontournable Salon Retromobile qui se tiendra du 8 au 12 février au Parc des Expositions de la porte de Versailles à Paris, les blindés sont à l’honneur avec deux monuments historique de notre patrimoine : Le Schneider et le Saint-Chamond, les deux premiers blindés de l’armée française à avoir participé à la Grande Guerre.
Désormais centenaires, ces chars sont de véritables monuments historiques. Derniers témoins de celle que l’on nomme «La grande guerre», ils racontent l’histoire de ces hommes qui ont combattu au front. Char Schneider, Char Saint-Chamond, le 22 août 1914, le Général d’Estienne déclarait : « La Victoire appartiendra à celui qui le premier aura réalisé un engin cuirassé capable de progresser en tout terrain et armé d’un canon. »

Il y a 100 ans, pour la première fois, l’armée française utilise l’arme blindée pour participer à une bataille. Le 16 avril 1917, 132 chars, basés au nord de Berry-au-Bac en bordure de la forêt de Compiègne, participent à ce combat. Les chars sont répartis en deux groupements: le groupement BOSSUT et le groupement CHAUBES. Il s’agit de chars Schneider de 13 tonnes armés d’un canon court de 75 et de deux mitrailleuses. Sept hommes composent l’équipage. Cette première participation ne sera malheureusement pas une grande réussite. Pratiquement la moitié des chars, mis hors de combat, sont, soit détruits par l’artillerie allemande, soit immobilisés en raison de pannes. Le chef d’escadron BOSSUT, commandant cette première concentration de blindés, sera lui-même tué dès le premier jour de cette bataille. Cette tragique expérience entraînera une réflexion sur l’utilisation de cette nouvelle technologie : le blindé deviendra une arme décisive dans les grandes batailles à venir.

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Char Schneider

Les premiers blindés Schneider et Saint-Chamond s’engagèrent dans la Grande Guerre en avril 1917. Pour l’équipage, c’était l’enfer à bord : les hommes pouvaient à peine se tenir debout, avaient comme compagnons de combat le bruit et la chaleur brûlante de l’énorme moteur et respiraient une atmosphère chargée de gaz et de fumée dégagés par les coups de canon et les salves des mitrailleuses. Les champs de bataille étaient de véritables océans de boue parsemés de trous d’obus, d’obstacles et de tranchées. Lors des premiers combats, le Schneider et le Saint Chamond dévoilèrent rapidement leurs faiblesses. Trop lents et une fois enlisés, ils devenaient très vulnérables ; une cible parfaite pour l’artillerie allemande. Utilisés d’une façon intensive, ces vétérans à bout de souffle, furent remplacés, en 1918, par le premier char de l’histoire le Renault FT 17. LE SCHNEIDER, PREMIER BLINDÉ FRANÇAIS Le Schneider était massif avec ses 6,30 m de long et 2,30 m de haut. Il ressemblait à une véritable forteresse sur chenilles. Son moteur à essence de 65 cv avait du mal à déplacer les 14 tonnes du blindé à la vitesse de 4 km/h. Le Schneider était armé, à l’avant droite, d’un canon court de 75 avec une réserve de 90 obus et deux mitrailleuses Hotchkiss placées de chaque côté. L’équipage se composait d’un chef de char, d’un pilote et de cinq hommes qui servaient le canon et les mitrailleuses. Les difficultés de maintenance forçaient les mécaniciens à récupérer des pièces de rechanges sur les chars touchés au combat. Les 160 litres d’essence permettaient au Schneider de parcourir 50 km.

INFORMATIONS PRATIQUES :
Rétromobile se tiendra du mercredi 8 au dimanche 12 février 2017 au Parc des expositions de la Porte de Versailles.

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