WRC, Sordo prend les commande en Sardaigne

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L’Espagnol s’est montré infaillible vendredi pour prendre la tête du Rally Italia Sardegna après six mois d’absence.

Dani Sordo, Carlos del Barrio, Hyundai i20 Coupe WRC Hyundai Shell Mobis. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Si les équipages ont défié d’énormes compressions, des tournants sans fin et la terre meuble du nord de la Sardaigne, Dani Sordo (Hyundai i20 WRC) a su tirer son épingle du jeu pour prendre 17 »4 d’avance au terme des six spéciales du jour.

Teemu Suninen (Ford Fiesta WRC) a conclu la première étape au deuxième rang, 17 »8 devant un prétendant au titre en Thierry Neuville (Hyundai i20 WRC).

Teemu Suninen, Jarmo Lehtinen, Ford Fiesta WRC M-Sport Ford WRT. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Pour sa première apparition en mondial depuis le Mexique en mars dernier, Dani Sordo avait choisi de partir avec cinq pneus médiums pour les deux boucles du vendredi. Au fil de la journée, il devenait évident que l’Espagnol avait fait le bon choix puisqu’il remportait quatre tests.

« Je suis évidemment très heureux de revenir de cette manière », confiait le leader du rallye. « Nous disons toujours que la position sur la route est très importante ici et nous en avons eu une très bonne aujourd’hui. Dans le même temps, nous avons attaqué fort et fait les bons choix de pneus. »

La journée de Teemu Suninen avait bien commencé puisque le Finlandais surprenait tout le monde pour boucler la spéciale d’ouverture, Tempio Pausania, avec une marge de 12 »4 sur son plus proche rival.

Thierry Neuville, Nicolas Gilsoul, Hyundai i20 Coupe WRC Hyundai Shell Mobis.  Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Le pilote M-Sport World Rally Team ne parvenait toutefois pas à suivre le rythme de Dani Sordo dans les autres spéciales et son pari de prendre deux pneus durs pour la seconde boucle ne portait pas ses fruits.

« Prendre deux pneus durs était une erreur stupide de notre part », expliquait-il. « Nous nous attendions à voir une hausse des températures sur la route, mais tout était ombragé une fois sur place donc nous n’avons obtenu aucun avantage sur le plan de l’adhérence. »

Thierry Neuville avait également ses propres soucis. En difficulté avec les réglages de sa Hyundai, le Belge perdait un temps précieux après avoir calé à deux reprises. Il terminait ainsi la première étape à 35 »2 de son équipier en tête.

Sebastien Ogier, Julien Ingrassia, Toyota Yaris WRC Toyota Gazoo Racing. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Sébastien Ogier (Toyota Yaris WRC) retrouvait le parc d’assistance à 8/10e de son rival tout en comptant 15 »9 d’avance sur son équipier Elfyn Evans (Toyota Yaris WRC). Les deux hommes ouvraient la route ce vendredi et, sans trajectoire dessinée, ont tous deux souffert pour trouver toute la traction nécessaire en cette première étape.

Gus Greensmith (Ford Fiesta WRC) continuait de montrer son potentiel avec des passages réguliers sur les redoutables spéciales de ce vendredi. Le Britannique se plaçait au sixième rang à 1’07 »1 du leader. Pierre-Louis Loubet (Hyundai i20 WRC) pointait 26 »4 plus loin tout en s’estimant chanceux de pouvoir boucler l’étape après avoir tordu une roue arrière dans l’avant-dernier secteur chronométré.

Victime d’un problème de suspension dans la première spéciale, Ott Tänak (Hyundai i20 WRC) vivait un nouveau coup dur dans ses espoirs de défendre sa couronne. L’Estonien était contraint de lever le pied dans les trois tests suivants avant d’effectuer des réparations à l’assistance. Après avoir perdu près de deux minutes, le champion du monde en titre se classait huitième au terme de l’étape.

WRC2

Tidemand en tête après une première journée folle

Pontus Tidemand a su éviter les problèmes pour s’installer aux commandes du WRC2 au terme d’une première étape éreintante au Rally Italia Sardegna.

Pontus Tidemand, Patrik Barth, Skoda Fabia Rally2 evo Toksport. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Au volant de sa Skoda Fabia Rally2, Pontus Tidemand trouvait rapidement le bon rythme sur les spéciales sardes sinueuses et tortueuses pour prendre 31 »9 d’avance sur Adrien Fourmaux (Ford Fiesta R5).

Une victoire ce week-end permettrait au Suédois de resserrer son emprise en tête du championnat, mais le plus dur reste à faire et le Suédois ne se fait aucune illusion sur les rebondissements potentiels de cette épreuve.

« Pas de problème bien sûr, mais ce n’était pas facile pour notre première expérience ici », a-t-il déclaré. « Nous ferons de notre mieux, mais tout le monde en fait de même derrière, donc nous devons poursuivre nos efforts. »

Sans un brin de malchance, Adrien Fourmaux aurait pu être en tête. Le Français s’offrait trois victoires impressionnantes en spéciale ce vendredi tout en étant ralenti par une crevaison dans Sedini – Castelsardo.

Adrien Fourmaux, Renaud Jamoul, Ford Fiesta Rally2 M-Sport Ford. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Eyvind Brynildsen (Skoda Fabia Rally2) complétait le podium provisoire à 40 »0 du pilote M-Sport Ford. Comme Pontus Tidemand, le Norvégien connaissait une journée vierge de tout problème contrairement à ses concurrents.

Son compatriote Ole Christian Veiby (Hyundai i20 R5) terminait 13 »4 plus loin après avoir perdu plus d’une minute avec une crevaison dans l’ES3.

Parmi les prétendants au titre, Mads Østberg (Citroën C3 R5) connaissait un début de rallye cauchemardesque. Le Norvégien devait boucler les spéciales au ralenti dans les quatre premières spéciales, sa voiture étant bloquée en propulsion et lui faisant perdre plus de cinq minutes.

Nikolay Gryazin (Hyundai i20 R5) était le seul à abandonner après avoir été contraint de s’arrêter après une double crevaison dans l’avant-dernière spéciale. Le Russe repartira ce samedi.

WRC3

Oliver Solberg pour un souffle

Le Suédois a résisté à une concurrence féroce pour terminer la première étape en tête de la catégorie WRC3 au Rally Italia Sardegna.

Oliver Solberg, Aaron Johnston, Skoda Fabia Rally2 evo. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Sur un terrain qui lui était inconnu, Oliver Solberg (Skoda Fabia Rally2) dégainait le premier avec un passage exceptionnel dans la spéciale d’ouverture, Tempio Pausania. Malgré un tête-à-queue dans la répétition, le Suédois n’était pas repris et bouclait la première étape avec un avantage de 6 »4.

« Il s’agit de notre première expérience en Sardaigne, c’est donc fou de mener les débats », déclarait le pilote de dix-neuf ans. « L’après-midi n’a pas été parfait avec nos choix de pneus, mais nous devons être contents de cette journée. »

Son plus proche rival était Yohan Rossel (Citroën C3 R5). Après un départ tout en constance, le Français s’offrait trois spéciales sur les redoutables routes du nord de la Sardaigne. Son compatriote Nicolas Ciamin (Citroën C3 R5) complétait le trio de tête, 17 »0 plus loin.

Deuxième du championnat, Jari Huttunen (Hyundai i20 R5) tentera d’améliorer sa position actuelle en Sardaigne puisque le Finlandais était quatrième à l’issue de la première étape tout en étant à 7 »5 seulement du podium.

Kajetan Kajetanowicz (Skoda Fabia Rally2) complétait le top cinq à 12 »5 de Jari Huttunen. Le Polonais disposait toutefois d’une marge conforable sur ses poursuivants puisque le sixième, Umberto Scandola (Hyundai i20 R5), était relégué à 41 »5.

Leader du classement général, Marco Bulacia (Citroën C3 R5) bouclait l’étape en septième position. Le Bolivien connaissait une journée difficile avec une crevaison, puis des problèmes de freins, avant de finir à 2’21 »9 du leader.

Champion Junior WRC 2019, Jan Solans (Ford Fiesta R5) était troisième lors de cette première étape avant d’abandonner, suspension endommagée. Le Chilien Emilio Fernández (Skoda Fabia Rally2) terminait également sa journée prématurément après son arrêt dans l’ES3.

WRC JUNIOR

Tom Kristensson maïtrise chez les juniors

Le Suédois a su conserver son sang-froid pour prendre une avance de près d’une minute après une première étape du Rally Italia Sardegna décimant le peloton du FIA Junior WRC.

Actuellement deuxième du championnat, Tom Kristensson guidait sa Ford Fiesta Rally4 dans les six spéciales rocailleuses du nord de l’île méditerranéenne pour retrouver Alghero avec 50 »3 d’avance sur le Finlandais Sami Pajari. Le Paraguayen Fabrizio Zaldivar était troisième à près de trois minutes, mais aussi le dernier des huit engagés à voir le terme de la première des trois étapes au programme.

Tom Kristensson

En quête d’un bon résultat après son abandon lors du précédent rendez-vous en Estonie, le Suédois prenait un départ impressionnant en remportant la spéciale d’ouverture pour plus de vingt secondes. Tom Kristensson ajoutait deux autres scratches à son actif pour boucler la journée avec un bilan plus que positif.

« Je n’avais jamais osé rêver d’un tel départ auparavant », déclarait le leader. « Je ne pensais pas que ce serait possible. J’avais prévu de trouver mes sensations. J’attaquais quand c’était le cas, sinon je levais le pied. Les conditions, les surfaces et les routes changeaient beaucoup entre les différentes spéciales. C’étaut difficile, mais aussi très plaisant. Le chemin est toutefois long encore, donc attendons de voir ce qu’il se passera. »

Initialement troisième, Sami Pajari remportait deux spéciales pour se hisser au deuxième rang après l’abandon de Martins Sesks, le leader du championnat devant écourter sa journée après la casse d’un arbre de transmission dans le deuxième passage dans la diabolique Erula-Tula.

Le Letton avait également perdu du temps avec un tête-à-queue dans le premier test, mais son scratch dans le secteur chronométré suivant lui avait permis de prendre la deuxième place avant ses malheurs.

Marco Pollara était aussi victime d’un arbre de transmission cassé, Ruairi Bell s’arrêtait après avoir tapé une botte de foin et Enrico Oldrati devait couper ses efforts après la casse d’une suspension. Malade, l’Italien Fabio Andolfi n’avait pas pris le départ.

HighLights du vendredi – Video Red Bull Media House

Classements du vendredi