23 avril 2024

WRC, samedi, Neuville devance Ogier dans un véritable thriller au Monte-Carlo

Le Belge Thierry Neuville a fait le nécessaire pour planter le décor d’une confrontation dominicale palpitante au Rallye Monte-Carlo en détrônant Sébastien Ogier dans la dernière spéciale du samedi et prendre provisoirement dix-huit points au championnat.

Thierry Neuville (Hyundai i20 N Rally1) était indiscutablement l’homme à battre ce samedi matin. Troisième hier soir, le Belge ravissait la deuxième place à Sébastien Ogier (Toyota GR Yaris Rally1) dans la première spéciale verglacée de la journée avant de subtiliser les commandes à Elfyn Evans (Toyota GR Yaris Rally1) avant la mi-journée.

#11, Thierry Neuville / Martijn Wydaeghe, Hyundai, Leader. pht. WRC

Sébastien Ogier prenait toutefois les rênes de l’épreuve en signant deux scratches consécutifs au début du deuxième tour, mais Thierry Neuville ripostait dans les derniers kilomètres pour reprendre l’avantage avec 3’’3 d’avance avant l’ultime journée de l’épreuve.

Le Rallye Monte-Carlo marquant les débuts du nouveau barème de points en WRC, les efforts de Thierry Neuville lui rapporteront dix-huit points, à condition qu’il termine les spéciales de dimanche. Sébastien Ogier en recevra quinze tandis qu’Elfyn Evans, troisième samedi soir à 34’’9 du leader, en obtiendra treize.

#17, Sébastien Ogier / Vincent Landai, Toyota. pht. WRC

« C’était parfait », confiait Thierry Neuville à propos de son passage dans Pellafol / Agnières-en-Dévoluy. « Tout s’est bien passé et j’ai vraiment pris du plaisir dans la voiture. C’était incroyable. C’était important de prendre des points ce soir, mais nous devions aussi rester sur la route. J’avais de bonnes sensations, donc je me suis lancé et il semble que cela ait porté ses fruits. »

Avec le meilleur chrono dans Nonières / Chichilianne, Sébastien Ogier signait le 700e temps scratch de sa carrière en mondial. Cet exploit lui permettait de dépasser la légende finlandaise Juha Kankkunen (699 victoires en spéciales) et de s’installer au quatrième rang de la liste des vainqueurs de spéciales de l’histoire du WRC.

#33, Elfyn Evans / Scott Martin, Toyota. pht. Jaanus Ree

« Je donne tout depuis le début du rallye pour faire simple », admettait l’homme aux neuf succès au Rallye Monte-Carlo. « Cette dernière spéciale n’a pas fait exception, mais Thierry a fait une bonne spéciale, , alors apparemment il va falloir qu’on en fasse encore plus demain ! »

Le dimanche offre désormais l’opportunité aux meilleurs pilotes durant la dernière étape de récolter jusqu’à sept points, en plus des cinq points bonus en jeu lors de la Wolf Power Stage en fin de rallye.

#16, Adrien Fourmaux / Alexandre Coria, Ford. pht. Jaanus Ree

Privé du boost hybride dans l’ES10, Elfyn Evans ne semblait pas en mesure de suivre le rythme de ses deux adversaires une fois le problème résolu, concédant même 16’’9 dans l’ES12 : « Je ne sais pas ce qu’il se passe. Les sensations n’étaient pas là, mais c’est chronique. »

Derrière le trio de tête, Ott Tänak (Hyundai i20 N Rally1) resserrait son emprise sur la quatrième place en distançant son plus proche poursuivant, Adrien Fourmaux (M-Sport Ford Puma Rally1), grâce à son meilleur temps dans Pellafol / Agnières-en-Dévoluy. Les deux hommes étaient séparés de plus d’une minute en fin de journée, le Français redoublant de prudence après la sortie de son équipier Grégoire Munster (M-Sport Ford Puma Rally1) dans l’ES12.

Les soucis du Luxembourgeois permettaient à Andreas Mikkelsen (Hyundai i20 N Rally1) de se hisser au sixième rang. Le Norvégien était suivi de loin par Takamoto Katsuta (Toyota GR Yaris Rally1), bien remonté après avoir été piégé dans un fossé vendredi.

Les classements ici

Les leaders du WRC2 complétaient le top dix, Nikolay Gryazin (Citroën C3 Rally2) comptant une fine avance sur Pepe López (Škoda Fabia RS Rally2) dans leur duel au sommet. Les deux hommes restaient toutefois sous la menace de Yohan Rossel (Citroën C3 Rally2), toujours placé en embuscade.

Dimanche, la dernière étape de l’épreuve proposera trois spéciales amenant les équipages vers le sud jusqu’à Monaco. Les trois tests totaliseront 52,12 km chronométrés avant l’arrivée du rallye en Principauté.

Gryazin et López se rendent coups pour coups en WRC2

Pepe López et Nikolay Gryazin étaient presque inséparables samedi en poursuivant leur bataille haletante au sommet du WRC2 au Rallye Monte-Carlo.

#25, Pepe Lopez / David Vazquez, Skoda. pht. WRC

Jeudi, Nikolay Gryazin (Citroën C3 Rally2) et Pepe López (Škoda Fabia RS Raly2) prenaient tous deux le départ du rallye dans des montures qu’ils découvraient sur les spéciales du mondial. Ils n’éprouvaient toutefois aucune difficulté à afficher leur vitesse avec leurs nouvelles voitures.

#21, Nicolay Gryazin / Konstantin Aleksandrov, Citroën. pht. WRC

Le Bulgare attaquait ainsi l’étape de samedi avec 1’’3 d’avance sur l’Espagnol, mais ce dernier reprenait deux dixièmes à son adversaire dès la première spéciale de la journée. Poursuivant leur jeu du chat et de la souris entamé vendredi, Nikolay Gryazin répondait sans attendre pour porter son avantage à 4’’0, puis à 5’’9 à la fin de la boucle matinale.

Ses efforts s’essoufflaient cependant en début d’après-midi, Pepe López se montrant 10’’8 plus rapide que lui dans le deuxième passage entre Esparron et Oze pour reprendre les devants pour 4’’9. C’était sans compter sans une nouvelle réplique de Nikolay Gryazin dans les deux derniers secteurs chronométrés de la journée pour repasser en tête avec deux dixièmes de seconde d’avance.

Nikolay Gryazin et Pepe López ne peuvent pas se permettre de se relâcher sur les 52,12 kilomètres finaux au programme dimanche puisque Yohan Rossel (Citroën C3 Rally2) s’offraient trois spéciales ce samedi pour revenir à seulement 6’’9 du duo au moment de retrouver le parc d’assistance de Gap.

Quatrième, Nicolas Ciamin (Hyundai i20 N Rally2) pointait à plus de trois minutes tout en comptant 1’37’’2 de marge sur son compatriote Stéphane Lefebvre (Toyota GR Yaris Rally2).

En WRC3, Jan Černy (Ford Fiesta Rally3) poursuivait ses efforts pour remporter un maximum de points en creusant l’écart sur Ghjuvanni Rossi (Renault Clio Rally3), désormais relégué à plus de huit minutes.

#46, Jan Černy / Ondrej Krajca, Ford. pht. Jaanus Ree

Communiqué WRC