WRC, Ott Tänak s’empare des commandes au Portugal, vendredi

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Ott Tänak a surmonté un vendredi compliqué pour prendre la tête du Vodafone Rally de Portugal après une fin d’étape endiablée ayant vu les espoirs d’un triplé Hyundai Motorsport s’envoler.

Ott Tanak(EST) Martin Jarveoja(EST) of team Hyundai Shell Mobis, P1. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Au terme de la première étape du quatrième rendez-vous du Championnat du Monde FIA des Rallyes, Ott Tänak (Hyundai i20 WRC) comptait 6 »0 d’avance sur Elfyn Evans (Toyota Yaris WRC) après le calage de son équipier et ancien leader de l’épreuve, Dani Sordo (Hyundai i20 WRC), dans l’avant-dernière spéciale du jour.

Un destin plus cruel attendait Thierry Neuville (Hyundai i20 WRC). Deuxième après Mortagua, le Belge abordait un virage à droite avec trop d’optimisme et glissait hors de la route. Une fois la voiture remise sur ses quatre roues, l’équipage découvrait une suspension arrière droite brisée, synonyme d’abandon à l’issue du secteur chronométré.

Elfyn Evans(GB) Scott Martin(GB) of team Toyota Gazoo Racing, P2. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Ott Tänak avait signé le meilleur temps dans le premier test du jour en profitant d’un premier calage de Dani Sordo. Malgré cela, l’Estonien luttait contre sa voiture et reculait dans la hiérarchie au fil de la matinée. Une crevaison dans l’après-midi le reléguait même derrière Thierry Neuville avant qu’il ne profite des malheurs de ses équipiers.

« C’était une journée éprouvante, rythmée par des rebondissements et des problèmes », déclarait Ott Tänak. « J’ai hâte de prendre un peu de repos avant de repartir demain. Cela n’était pas idéal ce matin, j’ai dû me battre de façon peu naturelle. »

La gestion des pneus s’avérait cruciale ce vendredi. Les gommes tendres proposées par Pirelli étaient l’option privilégiée pour les surfaces sablonneuses en matinée avant l’apparition des pneus durs sur les mêmes spéciales, plus cassantes dans l’après-midi.

Dani Sordo(ESP) Borja Rozada(ESP) of team Hyundai Shell Mobis, P3. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Malgré un manque de confiance dû à l’instabilité de sa voiture avec les tendres, Elfyn Evans évitait les ennuis et passait de la quatrième à la deuxième place après les problèmes de Dani Sordo et Thierry Neuville. Le Gallois comptait même 3 »0 d’avance sur l’Espagnol.

En parallèle, Takamoto Katsuta (Toyota Yaris WRC) réalisait la meilleure étape de sa carrière en WRC pour prendre la quatrième place devant son équipier Sébastien Ogier (Toyota Yaris WRC).

Takamoto Katsuta (JPN) and Daniel Barritt (UK) of team Toyota Gazoo Racing, P4. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Le leader du championnat était septième à plus de quarante secondes après avoir lutté pour trouver de l’adhérence en ouvrant la route ce matin. Auteur du meilleur temps dans Mortagua, le Français parvenait toutefois à capitaliser sur les soucis de ses rivaux pour revenir dans le top cinq et s’offrir une meilleure position de départ samedi.

Sebastien Ogier(FRA) Julien Ingrassia(FRA) of team Toyota Gazoo Racing,P5. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Discret, Kalle Rovanperä portait à quatre le nombre de Toyota Yaris WRC dans le top six. D’abord handicapé par du sous-virage, le Finlandais peaufinait les réglages de sa voiture pour s’offrir un scratch dans l’après-midi avant que des problèmes de pneus ne l’obligent à rechausser des tendres usés.

Thierry Neuville à terre

En parallèle, Gus Greensmith (M-Sport Ford Fiesta WRC) perdait quarante-cinq secondes dans une crevaison, mais le Britannique signait son premier top trois en spéciales pour se hisser au septième rang devant son équipier Adrien Fourmaux (M-Sport Ford Fiesta WRC). Le Français avait pour sa part lâché plus de trente secondes dans un tête-à-queue et une crevaison dans l’éprouvante spéciale de Mortagua.

Classements du vendredi

HighLights Stages 1-3

Thierry Neuville abandone

Leaders du WRC2, les Volkswagen Polo R5 d’Esapekka Lappi et de Nikolay Gryazin complétaient le top dix en n’étant séparées que de 2 »2.

Pierre-Louis Loubet (Hyundai i20 WRC) était le seul autre pilote de l’élite à abandonner après sa sortie de route dans la deuxième spéciale du jour.

Samedi, les concurrents disputeront près de la moitié de la distance chronométrée du rallye. Deux boucles identiques de trois spéciales dans les montagnes de Cabreira au nord-est de Matosinhos seront séparées d’une assistance. Un test dans les rues côtières de Porto bouclera le programme après plus de 165 kilomètres d’action.

WRC2 – Esapekka Lappi mène une bataille titanesque

Le Finlandais Esapekka Lappi a su garder son sang-froid pour mener les débats en WRC2 à l’issue d’une première étape incroyablement intense au Vodafone Rally de Portugal.

Esapekka Lappi(FIN) Janne Ferm(FIN) of team Movisport. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

De retour au volant d’une Volkswagen Polo GTI R5 pour la première fois depuis sa victoire à l’Arctic Rally Finland en février dernier, Esapekka Lappi se hissait au sommet après la célèbre spéciale d’Arganil vendredi matin.

Si son avance connaissait des hauts et des bas à chaque test, le Finlandais conservait 2 »2 d’avance sur son équipier Nikolay Gryazin (Volkswagen Polo GTI R5) après 122,88 kilomètres d’action menés à toute allure.

« J’aime ça », confiait le Finlandais sur sa rivalité avec son partenaire de l’équipe Movisport. « Cela rend les choses plus intéressantes et cela vous pousse aussi à essayer de vous améliorer et d’être le meilleur. De manière générale, c’était une belle journée sans heurt. Je me bats un peu avec l’avant de la voiture – j’ai l’impression qu’il sous-vire un peu – donc je pense que les temps seront meilleurs et plus réguliers si nous pouvons résoudre ce problème. »

Nikolay Gryazin est à moins de trois secondes d’Esapekka Lappi. Nikolay Gryazin (RUS) and Konstantin Aleksandrov (RUS) of team Movisportare seen racing. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Teemu Suninen (M-Sport Ford Fiesta Rally2) terminait l’étape au troisième rang. Le Finlandais avait pourtant été handicapé par la poussière en suspension dans l’ES3, où il perdait dix secondes, avant de s’offrir le meilleur temps dans la répétition de Góis pour revenir à 9 »8 du leader.

Oliver Solberg (Hyundai i20 R5) brillait également, cette fois sur la piste de rallycross de Lousada. Vainqueur de la spéciale avec son style si caractéristique au plus grand plaisir des fans, le Suédois en profitait pour réduire l’écart le séparant de Teemu Suninen à 17 »8.

Marco Bulacia (Škoda Fabia Rally2) pointait 1’09 »1 plus loin pour ses débuts au Portugal. En difficulté avec ses réglages dans la boucle matinale, le jeune pilote bolivien haussait ensuite le rythme après quelques ajustements sur ses suspensions.

Tenant du titre en WRC2, Mads Østberg (Citroën C3 Rally2) connaissait une journée cauchemardesque en perdant une minute et demie dans un changement de roue dans Arganil et un rythme en deçà de ses attentes.

« J’aurais aimé prendre du plaisir, mais je suis surtout un peu frustré », lâchait le Norvégien, relégué à 1’55 »8 de la tête. « C’était une journée très compliquée et,  même sans la crevaison, nous ne serions pas en mesure de nous battre. Il se passe des choses assez étranges et il y a quelque chose qui ne va vraiment pas. »

Le Tchèque Martin Prokop (M-Sport Ford Fiesta Rally2) complétait le classement à 2’21 »7 de Mads Østberg puisque Tom Kristensson (M-Sport Ford Fiesta Rally2) voyait ses malheurs se poursuivre en ce début de saison. Après avoir passé la majeure partie de la matinée avec seulement la propulsion arrière, le Suédois était finalement contraint à l’abandon en se faisant piéger dans un fossé à Lousã.

Le Français Éric Camilli (Citroën C3 Rally2) devait également renoncer après trois spéciales seulement.

HighLights WRC2

WRC3 – Avantage Rossel après le thriller du vendredi

Le Français Yohan Rossel a réalisé une prestation sans faute pour s’emparer des commandes d’une catégorie WRC3 plus compétitive que jamais au Vodafone Rally de Portugal.

Yohan Rossel

Yohan Rossel (Citroën C3 Rally2) était arrivé au Portugal avec une revanche à prendre après son tonneau alors qu’il occupait la tête en Croatie.

Lors d’une journée éprouvante pour les hommes comme pour les machines, le Français adoptait une approche mesurée dans les premières spéciales, parmi lesquelles figuraient les classiques d’Arganil et de Lousã.

Seulement huitième de l’ES1, Yohan Rossel remportait l’ES5 et l’ES6 pour prendre les commandes et retrouver le parc d’assistance de Matosinhos avec 3 »5 d’avance seulement sur son rival Kajetan Kajetanowicz (Skoda Fabia Rally2).

« La bataille face à Kajto et tous les autres pilotes est vraiment intense, mais une journée marathon nous attend demain », déclarait le leader. « C’était un bon vendredi de mon côté, mais je dois travailler sur la voiture en prévision de la deuxième étape. Les virages lents sont loin d’être faciles. »

Kajetan Kajetanowicz est sur les talons du leader Yohan Rossel

Nicolas Ciamin (Citroën C3 Rally2) pointait à 14 »2 de Kajetan Kajetanowicz tout en étant suivi par le rookie Chris Ingram, 35 »8 plus loin avec sa Skoda Fabia Rally2 préparée par Toksport. Le Britannique perdait environ quarante secondes dans Góis en étant piégé dans la poussière d’une voiture plus lente.

Nicolas Ciamin(FRA) Yannick Roche(FRA) of team Citroën. Pht. Jaanus Ree/Red Bull Content Pool

Véritable héros sur ses terres, Armindo Araujo (Skoda Fabia Rally2) le talonnait à 10 »8sec plus loin, mais l’ancien champion en PWRC ne comptait que 3 »0 d’avance sur Egon Kaur (Volkswagen Polo GTI R5).

L’entraîneur de football André Villas-Boas était ravi de boucler la première étape dans son intégralité pour ses débuts en mondial. Le Portugais de quarante-trois ans jouait logiquement la prudence et se plaçait en quinzième position à l’issue de cette journée difficile.

Premier leader de l’épreuve, Pepe López (Citroën C3 Rally2) était contrait à l’abandon en raison d’une suspension endommagée dans l’ES2. Son compatriote Jan Solans (Citroën C3 Rally2) le relayait alors en tête, mais l’Espagnol voyait également sa journée être écourtée lorsqu’il sortait de la route.

Victime de plusieurs crevaisons, le Finlandais Emil Lindholm (Skoda Fabia Rally2) devait aussi renoncer en étant à court de pneumatiques en fin d’après-midi. L’Autrichien Niki Mayr-Melnhof (M-Sport Ford Fiesta Rally2), victime d’un accident spectaculaire, et le Chilien Emilio Fernández (Skoda Fabia Rally2), arrêté sur problèmes techniques dans l’après-midi, figuraient également parmi les abandons.

JUNIOR WRC – Sami Pajari émerge du chaos

Le Finlandais Sami Pajari a su éviter les pièges d’un vendredi décimant le plateau pour s’installer en tête de la catégorie FIA Junior WRC au Vodafone Rally de Portugal.

Sami Pajari

Si Sami Pajari s’était rapidement hissé en tête du deuxième rendez-vous de la saison, Jon Armstrong poursuivait sur la lancée l’ayant mené à la victoire en Croatie en remportant quatre spéciales d’affilée.

Fort d’une avance de 36 »4 après l’ES5, Jon Armstrong voyait ses efforts être anéantis par une crevaison. Pour couronner le tout, sa Ford Fiesta Rally4 tombait du cric lorsque son copilote Phil Hall et lui procédaient au changement de la roue. L’équipage perdait quatre minutes et demie dans l’opération.

Sami Pajari reprenait alors le pouvoir et terminait la première étape avec un avantage de 25 »7 sur son plus proche poursuivant.

Jon Armstong et Phil Hall ont concédé la tête après un problème de cric

« C’était une journée longue et pleine de défis », confiait Sami Pajari. « C’était difficile de jauger son propre rythme et ses performances. Vous ne voulez pas aller trop vite et faire une erreur ou taper beaucoup de pierres. Vous ne voulez pas non plus perdre trop de temps en étant trop prudent. Je pense que nous avons réussi à bien doser les choses, jusqu’ici du moins. Aujourd’hui, nous étions juste prudents et réguliers toute la journée. Je pense que nous allons essayer de continuer ainsi. »

Martin Koči, qui s’était incliné face à Jon Armstrong en raison d’une crevaison en Croatie, était deuxième à l’issue de cette première étape. Le Slovaque avait pris l’avantage sur Mārtiņš Sesks dans l’avant-dernière spéciale du jour, mais le Letton ne comptait que 18 »8 de déficit en retrouvant le parc d’assistance de Matosinhos.

Mārtiņš Sesks occupe la troisième place

Malgré ses péripéties, Jon Armstrong parvenait à rebondir en se montrant le plus rapide das les deux derniers secteurs chronométrés, mais l’Irlandais comptait encore 3’11 »4 de retard sur le podium. Victime de deux crevaisons lui faisant perdre plusieurs minutes, Robert Virves complétait le top cinq.

Will Creighton impressionnait également en occupant la deuxième place avant que la casse d’un arbre de transmission ne mette fin à ses espoirs dans la cinquième des huit spéciales du jour. Lauri Joona avait connu un sort similaire dans l’ES4 tandis que Raul Badiu s’arrêtait après la casse d’un bras de direction. Les trois hommes devraient reprendre le départ samedi.

Communiqué WRC-FIA – Pht. WRC-FIA, Red Bull Content Pool – Video, YouTube WRC-FIA

English Information

TÄNAK SWOOPS TO LEAD IN PORTUGAL AFTER LATE DRAMA

Ott Tänak overcame a complicated day to lead Vodafone Rally de Portugal on Friday night as a frenzied finale derailed his Hyundai Motorsport team’s hopes of a top three lock-out.

Tänak topped the fourth round of the FIA World Rally Championship by 6.0sec in his i20 World Rally Car from Elfyn Evans, after longtime leader and team-mate Dani Sordo stalled his car’s engine in the penultimate Mortagua speed test.

A worse fate befell Thierry Neuville, lying second in another i20. The Belgian was too hot into a right corner, slid into a bank and the car tipped onto its side. The crew righted it and limped to the finish, but the impact shattered the rear right suspension and they retired.

Tänak won the opening speed test as Sordo stalled for the first time but the Estonian was battling the car all morning and dropped back. An afternoon puncture relegated him behind Neuville before he profited from his team-mates’ late dramas.

Thierry Neuville and co-driver Martijn Wydaeghe’s efforts to get the car repaired were in vain

“It’s been a demanding day, so much has been happening and so many issues,” Tänak said. “I’m looking forward to a bit of rest before we start again tomorrow. It wasn’t working well this morning, it was a bit like fighting, not natural.”

Tyre management was crucial. Pirelli’s soft compound rubber was the preferred option for this morning’s sandy surfaces before hard tyres came into play this afternoon when the repeated stages were rougher.

Evans lacked confidence as the soft tyres left his Toyota Yaris feeling unstable. He steered clear of trouble and jumped from fourth to second after Sordo and Neuville’s problems, ending 3.0sec clear of Sordo.   

Takamoto Katsuta enjoyed his best day in the WRC to hold fourth in another Yaris, ahead of Sébastien Ogier.

Elfyn Evans had moved into second by the end of the day

The championship leader was more than 40sec adrift in seventh after struggling with the least grip on the sandy roads from first in the start order. Fastest time in Mortagua and the problems of those ahead promoted Ogier to fifth and ready to pounce from a better start position tomorrow.

A lacklustre Kalle Rovanperä made it four Yaris cars in the top six. The young Finn was initially troubled by understeer but tweaked the car’s set-up and won a stage this afternoon, before tyre troubles meant he had to resort to used soft rubber.

A puncture cost Gus Greensmith 45sec but the Briton scored his first top-three stage times as he recovered to seventh in a Ford Fiesta. Team-mate Adrien Fourmaux was eighth after shipping more than 30sec with a spin and puncture in the troublesome Mortagua.

WRC2 leader Esapekka Lappi and Nikolay Gryazin completed the leaderboard, the pair split by 2.2sec.

Pierre-Louis Loubet was the only other major casualty after crashing his i20 in the second stage.

Almost half the rally’s competitive distance is packed into Saturday. Two identical loops of three speed tests in the Cabreira Mountains, north-east of Matosinhos, are separated by service and a coastal street stage in Porto closes the leg after more than 165km of action.

WRC2: LAPPI ON TOP IN SIZZLING BATTLE

Esapekka Lappi kept his cool to lead the WRC2 category at the end of an exhilarating opening day at Vodafone Rally de Portugal.

Lappi, driving a Volkswagen Polo GTI R5 for the first time since his Arctic Rally Finland victory in February, moved into top spot after the classic Arganil speed test on Friday morning.

The lead moved to-and-fro with each stage that passed and after 122.88km of flat-out action, his advantage over Movisport team-mate Nikolay Gryazin was just 2.2sec.

Speaking of the rivalry between him and his colleague, Lappi admitted that he enjoyed it.

« I like it. It makes things more interesting, and it also makes you push more to try and improve and be better,” explained the Finn.

« Generally, it was a fine day without any drama. I am fighting a little bit with the front of the car – I feel it is understeering a bit – so I think if we can fix that then the times will be better. That’s why the times are a little bit up and down, » he continued.

M-Sport Ford star Teemu Suninen was third in a Fiesta Rally2. Suninen’s only real issue was caused by hanging dust in SS3 when he dropped around 10sec. Nevertheless, he recovered to take a stage win on the second pass of Góis and finished just 9.8sec off the leading pace.

Oliver Solberg particularly enjoyed his blast around the Lousada rallycross track. He took the stage win in a Hyundai i20 R5, putting on a great show for the fans to round out Friday’s action 17.8sec behind Suninen.

Škoda youngster Marco Bulacia was a hefty 1min 09.1sec down on Solberg on his Portugal debut. The Bolivian youngster struggled with car set-up during the morning loop, but was able to improve his pace after making suspension tweaks.

Defending champion Mads Østberg endured a nightmare day at the wheel of his Citroën C3 Rally2. He dropped 1min 30sec in Arganil after stopping to change a puncture, but also struggled to find a comfortable rhythm on the stages.

« I wish I could enjoy it, but I am a little frustrated. It has been a very complicated day, and even without the puncture we wouldn’t have the chance to fight.

“We have some strange things happening – something is seriously wrong, » said the Norwegian, who trailed leader Lappi by 1min 55.8sec.

Czech star Martin Prokop completed the leaderboard a further 2min 21.7sec behind Østberg in another Fiesta.

Tom Kristensson’s torrid start to the season continued. The M-Sport Ford hotshot spent most of the morning with only rear-wheel-drive and was eventually forced to retire when he got his Fiesta stuck in a ditch in Lousã.

WRC3: ROSSEL AHEAD AFTER THRILLER FRIDAY

Yohan Rossel delivered a dazzling drive to head up the ultra-competitive WRC3 field on Friday at Vodafone Rally de Portugal.

The Frenchman, driving a Citroën C3 Rally2, arrived in Portugal with a point to prove after rolling out of the lead at the Croatia Rally in April.

On a day with high attrition rates, Rossel took a measured approach on the early stages, which included classics such as Arganil and Lousã.

Despite ending the opening test in eighth, he claimed back-to-back wins on SS5 and SS6 to move into the lead, eventually arriving back to service in Matosinhos with a miniscule 3.5sec lead over Polish rival Kajetan Kajetanowicz.

« It’s a big fight with Kajto and all the other drivers, but tomorrow is a long day, I think it’s a marathon. Today was a good day for me but I need to work on the car for tomorrow, the slow corners are not easy, » said the leader.

Nicolas Ciamin was 14.2sec behind Kajetanowicz in another Citroën, followed by fourth-placed rookie Chris Ingram in a Toksport-prepared Škoda Fabia Rally2.

Ingram dropped around 40sec in the Góis stage when he got caught in the dust caused by a slower car and trailed the leaders by 53.5sec after a challenging day.

Local legend and ex-PWRC champion Armindo Araujo was 10.8sec further back in fifth with another Skoda. Araujo was only 3.0sec ahead of Estonian Egon Kaur in a Volkswagen Polo R5.

Ex-soccer boss André Villas-Boas was delighted to make it to the end of the opening day on his WRC debut. The 43-year-old took an understandably cautious approach and found himself in 15th at close of play.

Early leader Pepe López was forced to retire on the second stage with suspension damage on his Citroën. Following his demise, fellow Spaniard Jan Solans took the lead, but he too retired later in the day after going off the road in his similar car.

Emil Lindholm was also forced to stop late in the afternoon when punctures on his Fabia left him without enough tyres to continue.

Other retirements included Austrian pilot Niki Mayr-Melnhof, who suffered a spectacular accident in a Ford Fiesta Rally2 machine, as well as Emilio Fernández, who stopped with technical issues in the afternoon.

JUNIOR WRC: PAJARI POUNCES AS RIVALS FALTER

Sami Pajari kept his cool to lead the FIA Junior WRC category at Vodafone Rally de Portugal on Friday night after an attritional day among the young hotshots.

The Finn claimed an early lead on the gravel roads of the second round, but Jon Armstrong quickly resumed the pace-setting form which carried him to victory in the opening fixture in Croatia last month.

He built a 36sec lead with four consecutive fastest times before his hard work was undone with a puncture. To add insult to injury, his Ford Fiesta Rally4 fell off the jack as Armstrong and co-driver Phil Hall rushed to change the wheel and they conceded 4min 30sec.

Pajari regained the lead and ended the first day of three with a 25.7sec advantage.

Jon Armstong and Phil Hall conceded the lead after their car fell off the jack whilst changing a wheel

“It was a long challenging day and it was difficult to recognise your own pace and how well you are doing,” said Pajari. “You don’t want to go too fast and make a mistake or hit a lot of rocks. You also don’t want to lose too much time and go too slowly.

“I think we managed to do it quite well, at least so far. Today we were just cautious with stable driving all day. From now I would say we will try to continue like this.”

Slovakia’s Martin Koči, who suffered his own disappointment after losing the lead to Armstrong following a puncture in the opening round, was second. He overhauled Mārtiņš Sesks in the penultimate speed test and returned to the Matosinhos base with a 18.8sec advantage over the Latvian.

Armstrong bounced back to win the final two tests, but the Irishman was almost 3min 15sec adrift of Sesks in fourth. Robert Virves was fifth after dropping several minutes with two punctures.  

Will Creighton impressed to hold second before a broken driveshaft stopped his charge in the fifth of the eight stages. Lauri Joona suffered a similar fate on the previous test while Raul Badiu was sidelined with a broken steering arm. All three are expected to return on Saturday.