Verstappen remporte le GP du Mexique, Hamilton Champion

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Le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) a remporté le Grand Prix du Mexique, 19ème des 21 épreuves du Championnat du Monde de Formule 1, devant les Ferrari de Sebastian Vettel, deuxième, et Kimi Raikkonen.

Un sans faute pour Verstappen. Pht. Clive Mason/Getty Images/Red Bull Content Pool

Quatrième après une course très difficile, notamment au niveau de la gestion des pneus, Lewis Hamilton (Mercedes) décroche à Mexico le cinquième titre mondial de sa carrière et rejoint l’Argentin Juan Manuel Fangio à deux longueurs de l’Allemand Michael Schumacher, septuple Champion du Monde de la discipline.

Hamilton Champion 2018. Pht. Steve Etherington/Mercedes

Le Britannique de 33 ans n’avait besoin que d’une septième place sur le circuit des frères Rodriguez pour remporter le titre devant l’Allemand Sebastian Vettel (Ferrari), qui, lui, avait l’obligation de gagner pour prolonger le suspense. Donc plus de suspense jusqu’à la fin de la saison.

Lewis Hamilton, qui avait conquis le titre avec une neuvième place à Mexico l’an dernier, espérait cette fois être sacré avec la manière, mais des difficultés avec ses pneumatiques l’ont vu rétrograder de la deuxième place jusqu’au pied du podium.

Sebastian Vettel, dans un ultime effort, est remonté de la quatrième place sur la grille à la deuxième place finale. Son coéquipier finlandais Kimi Raikkonen fini dans ses roues.

Vettel, 2e au Mexique, 2e au Championnat. Pht. Ferrari

L’Australien Daniel Ricciardo (Red Bull), parti en pole position, a lui raté son départ, dépassé par Max Verstappen et Lewis Hamilton, puis a été contraint par une panne à un huitième abandon cette saison, un record pour 2018, à dix tours de l’arrivée.

Ricciardo semblait très déçu: « Je ne sais pas pourquoi je viens encore le dimanche »

Daniel Ricciardo a vécu une nouvelle déception en vivant son second abandon consécutif après celui d’Austin (Texas). Après un souci de batterie sur le Circuit des Amériques, c’est l’embrayage qui a fait défaut à l’Australien alors qu’il était sur le point d’offrir le doublé à Red Bull Racing après être parti en pole mais avoir été dépassé au départ par son coéquipier Max Verstappen.

Ricciardo encore une fois malchanceux. Pht. Charles Coates/Getty Images/Red Bull Content Pool

« La frustration n’est même plus le terme qui convient, on devrait parler d’impuissance, a commenté Daniel Ricciardo. Ça fait longtemps que je n’ai plus vécu un week-end sans avoir de soucis. J’avais eu de bons départs pendant tout le week-end et quand arrive le dimanche… Je vais laisser Gasly prendre ma place, j’en ai fini. »

Daniel Ricciardo peut d’autant plus s’inquiéter qu’il rejoindra Renault l’an prochain après avoir souffert du manque de fiabilité du Power Unit au Losange cette année.

« Tout me semble sans espoir. Je ne sais pas pourquoi je viens le dimanche. Je ne vois pas quel intérêt j’aurai de participer aux deux dernières courses de la saison (au Brésil et à Abou Dhabi). Je ne suis pas superstitieux, mais la voiture est maudite », a ajouté l’Australien qui n’est plus monté sur le podium depuis sa victoire au GP de Monaco cette année.

« Il était vraiment frustré. On peut comprendre ce qu’il ressent après l’avoir vu rouler à un niveau si élevé. Ce n’est pas seulement écœurant pour lui mais pour toute l’équipe car un doublé aurait eu une énorme valeur pour nous », a précisé le Team Principal Christian Horner.

Nico Hülkenberg (Renault) offre une belle 6e place en précédant Charles Leclerc (Sauber), Stoffel Vandoonre (McLaren) et Marcus Ericsson (Sauber). Piere Gasly (Toro Rosso) a décroché le dernier point devant son compatriote Esteban Ocon (Force India) qui a dû passer par les stands à l’issue du premier tour après avoir endommagé son aileron avant.

 Belle perf. de Hulkenberg. Pht. Renault Sport

Romain Grosjean (Haas) est le dernier classé en terminant derrière Brendon Hartley (Toro Rosso), Lance Stroll et Sergey Sirotkin (Williams) et son coéquipier Kevin Magnussen.

Sergio Pérez (Force India), Carlos Sainz Jr (Renault) et Fernando Alonso (McLaren) ont rejoint la liste des abandons sur problème mécanique.

 Belle course de Charles Leclerc. Pht. Sauber F1

Lewis Hamilton avait été titré pour la première fois en 2008 avec McLaren, avec qui il a couru jusqu’en 2012.

Ses quatre sacres suivants (2014, 2015, 2017 et 2018) l’ont été avec Mercedes, qu’il a rejoint en 2013 et avec qui il domine depuis l’introduction en 2014 des moteurs V6 turbo hybrides, dont le constructeur allemand a été le premier en pointe.

Hamilton s’apprête à battre tous les records, car je ne connais pas de pilote qui dispose depuis son arrivée en F1 d’une voiture lui permettant d’être aux avants postes.

Hamilton rejoint Fangio avec 5 titres. Pht. Wolfgang Wilhelm/Mercedes

 

Lewis Hamilton (Mercedes) est donc devenu ce dimanche le troisième pilote de l’histoire à franchir le cap des cinq titres de Champion du Monde de Formule 1.

Le premier à avoir réussi cet exploit, c’est l’Argentin Juan Manuel Fangio, Champion avec Alfa Romeo, Mercedes, Ferrari et Maserati dans les années 50, le tout alors qu’il était déjà quadragénaire. El Maestro est la première légende de la discipline, malgré une carrière au final assez courte : il a pris le départ de 51 Grands Prix, et en a remporté 24 sur plusieurs de ses circuits préférés.

Le premier à avoir égalé son record de cinq titres mondiaux, c’est Michael Schumacher, près de cinquante ans plus tard. L’Allemand en totalise 7 : il en a remporté deux avec Benetton, en 1994 et 1995, et cinq consécutifs chez Ferrari, entre 2000 et 2004. Ce dernier sacre mondial, il l’avait décroché à Spa-Francorchamps.

Le Britannique, qui aura 34 ans en 2019, aura encore besoin de deux titres pour égaler les sept couronnes mondiales de Schumi, mais ça, c’est une autre histoire…

Podium. Pht. Charles Coates/Getty Images/Red Bull Content Pool

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