GP d’Italie, victoire historique pour Charles Leclerc à Monza

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Sept jours après sa première victoire en Formule 1 à Spa-Francorchamps, le Monégasque Charles Leclerc a remis ça lors du Grand Prix d’Italie, devant des milliers de tifosi de la Scuderia Ferrari qui ont animé durant toute la journée les tribunes de l’Autodromo di Monza. Un pilote Ferrari ne s’était plus imposé depuis longtemps à Monza, c’était Fernando Alonso en… 2010 !

Charles Leclerc

Après une fantastique lutte qui l’a opposé durant de nombreux tours à Lewis Hamilton (Mercedes), Charles Leclerc, auteur de quelques manœuvres rudes, a réussi à résister au retour du Finlandais Valtteri Bottas (Mercedes), qui a profité de la petite erreur et des pneus à l’agonie de son quintuple Champion du Monde de coéquipier pour s’emparer de la deuxième place.

Valtteri Bottas. Pht. Wolfgang Wilhelm

Lewis Hamilton a terminé à la troisième place, loin devant les pilotes Renault Daniel Ricciardo et Nico Hülkenberg, respectivement quatrième et cinquième. Mais il trouve sa 3e place un peu amère, « Je dois aller de l’avant, je sais maintenant comment il conduit quand il est en bagarre, j’en prends bonne note pour la suite. » Dit-il.

Lewis Hamilton. Pht. Steve Etherington

Si le départ n’a pas vu de gros chamboulements chez les hommes de têtes, le 7e tour voit Sebastian Vettel partir tout seul à la faute à la Variante Ascari. L’Allemand repart ensuite sans voir Lance Stroll (Racing Point) arriver : les deux monoplaces se touchent et le Canadien part en tête-à-queue. Il relance alors sa monoplace et oblige Pierre Gasly (Toro Rosso) à passer dans le gravier. Une séquence qui aurait pu bien plus mal se terminer pour tout le monde, Vettel se voit pénalisé pour son retour en piste de façon non-sécurisé d’un stop&go de 10″ alors que Stroll sera contraint d’observer un drive-through.  Sebastian Vettel (Ferrari) a terminé à une lointaine treizième place, à plus d’un tour de son coéquipier !

Daniel Ricciardo, Renault F1 Team RS19.

Au classement du Championnat du Monde, Lewis Hamilton, 284 points, conserve confortablement la tête avec 63 longueurs d’avance sur son coéquipier Valtteri Bottas (221). Le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), huitième après être parti depuis le fond de grille, conserve la troisième place (185) mais est désormais talonné par Charles Leclerc (182). Sebastian Vettel est cinquième (169).

Alexander Albon. Pht. Charles Coates/Getty Images/Red Bull Content Pool

Au 36e tour, Charles Leclerc commet une petite faute au freinage de la première chicane offrant une possibilité d’attaque à Hamilton, mais qui reste sans réussite, c’est bien le pilote Mercedes qui lâche prise en partant à son tour dans l’échappatoire de la première chicane au 42e tour.

De quoi permettre à Charles Leclerc de souffler un peu, et aussi à Valtteri Bottas de prendre la deuxième place. Mais jamais le Finlandais ne pourra appliquer la même pression que le champion du monde sur le monégasque.

Une erreur à la première chicane au 51e tour coupe définitivement l’élan de Bottas, et Leclerc l’emporte finalement devant les deux Mercedes au plus grand bonheur des tifosi.

Leclerc devenu Roi

Alex Albon (Red Bull), malgré une pénalité de 5″ pour avoir pris un avantage hors-piste face à Kevin Magnussen (Haas) en début de course, termine 6e devant Sergio Pérez (Racing Point), Max Verstappen (Red Bull), bien revenu du fond de grille, Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo) et Lando Norris qui sauve un point pour McLaren.

Contrairement à son coéquipier Vettel, Charles Leclerc n’a pas craqué face aux assauts des Mercedes pour remporter le Grand Prix d’Italie. Vainqueur de son deuxième Grand Prix en l’espace de huit jours, le Monégasque est passé par toutes les émotions ces derniers jours, mais il a cette fois pu profiter pleinement de cette victoire sur le podium le plus impressionnant de la saison.

« Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens. C’est au-dessus de tout ce dont j’ai rêvé jusque-là. Voir autant de personnes en rouge sous le podium c’était juste incroyable. En plus de ça, cette victoire arrive au bon moment, après mon premier succès et une première moitié de saison difficile. Ca donne du « boost » à toute l’équipe pour la deuxième partie de saison, poursuit le monégasque.

J’ai crié comme un dingue dans mon casque. C’était une sorte de libération parce que je n’ai jamais eu autant de pression durant une course entière. Je pense que résister à Lewis Hamilton de cette manière c’est le test ultime parce qu’il fait très peu d’erreur. »

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