GP de Pau, La 78è édition d’un événement devenu mythique pour le Sport Automobile

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L’attachement de Pau envers son Grand Prix est indéniable. Cet événement fait partie de l’identité et du patrimoine de la ville… mais également du sport automobile en général, et français en particulier.

Depuis toujours en effet, parfois contre vents et marées, le Grand Prix de Pau a affiché son ambition de jouer dans la cour des grands. Et les Grands du sport auto ne s’y sont pas trompés !

Pour eux, ce tracé exigeant a toujours été une authentification de leur talent, parfois naissant ou déjà affirmé.

Aujourd’hui encore, c’est un rendez-vous incontournable tourné vers l’avenir, les champions et les motorisations de demain.

Pau a un passé automobile que peu de villes peuvent revendiquer

Le Grand Prix de Pau, premier du nom (en 1900) est l’un des piliers de l’histoire du sport automobile. Il a vu les gloires de chaque époque ou presque.

Dans le passé s’y illustrèrent Etancelin, Nuvolari, Wimille, Fangio, Ascari, Trintignant, Brabahm, Cevert, Clark, Hill… Hier Laffitte, Jabouille, Arnoux, Pironi… Plus récemment, c’est Jean Alesi, Pedro Lamy, Juan Pablo Montoya, Romain Grosjean ou encore Lewis Hamilton et dernièrement Max Verstappen et Esteban Ocon que l’on a pu applaudir dans les rues de Pau.

Tous ont pratiquement passé la ligne d’arrivée en vainqueur au volant des voitures des plus grands constructeurs ou des monoplaces les plus mythiques.

Le Grand Prix de Pau, c’est une course inter-générationnelle où les talents émergents rencontrent les ténors du sport automobile.

Souvent comparée au tracé de Monaco pour les qualités techniques et la vélocité qu’elle requiert, l’épreuve béarnaise a permis à de nombreux champions de se révéler.

Le circuit dispose d’une épingle serrée (l’Épingle du Lycée), de lignes droites (ligne droite de départ/arrivée ; la montée vers le Pont Oscar) et de morceaux de bravoure (passage dans le

Parc Beaumont, virage de Foch).

Transformé en circuit urbain pour la première fois en 1933 et unique circuit en ville de France, cette compétition est l’une des cinq épreuves au monde qui subsiste encore sous sa forme originelle. Son tracé en ville, long de 2,760 km, bénéficie du panorama exceptionnel ouvert sur la chaîne des Pyrénées.

Excepté l’élargissement de la piste dans la ligne droite effectué en 1957, avenue Gaston Lacoste, le tracé du Grand Prix, est analogue à celui emprunté par les concurrents dès 1935.

À partir de 1964, le Grand Prix a été inscrit au calendrier du Championnat de France de Formule 2.

Puis, la Formule 3000 internationale a pris le relais de 1985 à 1999, suivie de la Formule 3 européenne.

En 2001, la Ville de Pau accueille son 1er Grand Prix Historique. Initialement programmé tous les deux ans, le meeting a pris, depuis 2011, un rythme annuel.

De 2007 à 2009, Pau a reçu le WTCC (Championnat du Monde des Voitures de Tourisme), pour sa manche française, avant de connaître en 2010 une année de refondation.

2011 a marqué le retour du Grand Prix avec, en tête d’affiche, des formules monoplaces et le 1er Grand Prix électrique sur asphalte.

En 2014, le retour du championnat européen de F3 FIA marque les esprits. Depuis, sous l’égide de l’organisation de l’ASAC Basco Béarnais, assistée dans cette tâche par « Créa-Sud Communication », la présence des F3 sert de colonne vertébrale à un programme qui mêle courses de monoplaces et plateaux de berlines de premier plan, à l’image des épreuves du « Championnat de France FFSA GT« .

Gagner à Pau dévoile tout le talent d’un pilote. Une victoire sur ce circuit, qui ne pardonne pas le moindre écart, n’est jamais le fruit du hasard. Très technique, étroit avec des parties rapides et sans échappatoire, il est très largement composé de courbes aveugles. Autant de caractéristiques qui requièrent des qualités de pilotage hors du commun. La moindre erreur est ici sanctionnée par un contact brutal avec les rails de sécurité, généralement synonyme d’abandon.

De la compétition à haut niveau, des jeunes prometteurs, quelques grands noms, de très nombreux pilotes locaux, des animations autour du circuit, une ville de Pau en fête : c’est tout ça, le Grand Prix de Pau.

1. Un Grand Prix international

Pau conserve sa notoriété mondiale à travers la F3 Euroformula Open. Le vainqueur du dimanche se verra remettre le 78e trophée de l’histoire, disputé par 21 prétendants venus des six continents, une première à Pau. Ils représentent 17 nationalités différentes. A ce panel s’ajoutent les jeunes étrangers du Championnat de France FFSA F4, les Russes du Championnat de France GT, les Belges de la Legends Cars Cup.

2. Des voitures de prestige

Les amateurs de la pure compétition seront vernis par la présence de six grands constructeurs engagés en Championnat de France FFSA GT. En 2018, Porsche et Ginetta s’étaient partagé les deux victoires. Cette année, Alpine et Mercedes vont se mêler à cette lutte, alors qu’Audi est apparue comme la voiture la plus rapide aux Coupes de Pâques à Nogaro. Comme BMW vit une nouvelle jeunesse, le public palois va en prendre plein les yeux.

Les fans de belles voitures seront eux aussi comblés par la Ferdinand Cup et le Ferdinand Festival qui proposent 25 Porsche d’avant 1995 en courses, 100 en démonstration et en exposition au Palais Beaumont. Et une Porsche dans Pau, quel bonheur !

3. Des pilotes de renom

Le Championnat de France FFSA GT est notamment animé par Nicolas Prost, fils d’Alain et Fabien Barthez, le champion du monde de foot 1998. La Ferdinand Cup compte dans ses rangs l’as du Rallye qu’a été Jean-Claude Andruet. A Pau, comme ailleurs, le public aime aussi s’identifier à ceux qu’il croise au quotidien : ils sont cinq en Championnat de France FFSA GT, deux en Sprint Proto by Funyo, 2 autres en Legends Cars Cup, 29 en Twin’Cup.

4. Des innovations techniques

Les amateurs de moteurs, les spécialistes vont découvrir les trois motorisations en F3 Euroformula Open, la seule discipline monoplace où, excepté la F1, trois motoristes se disputent la victoire : Toyota, Mercedes et Volkswagen. Le nouveau Yamaha installé dans les Legends Cars Cup offre des perspectives de spectacle et de dépassements, y compris à Pau. En Championnat de France FFSA GT, chaque constructeur a son concept, entre les défenseurs du moteur turbo et les autres.

5. Du spectacle sur la piste

Le Sprint Cup by Funyo fait le plein d’engagés pour le grand retour des prototypes dans Pau, cette discipline sera l’une des attractions du week-end. En Twin’Cup, ils sont 54 engagés dont 29 Palois ! En Championnat de France FFSA F4, les jeunes ont donné des sueurs froides aux organisateurs à Nogaro tant ils sont chauds, les gamins. Mieux encore, en Championnat de France FFSA GT une super pole départage les candidats au meilleur chrono. C’est donc impressionnant dès les essais.

6. Pau, un petit Le Mans

Seul circuit français en ville au calendrier de la FFSA, la nocturne gratuite est la seule organisée dans l’Hexagone. Elle donne à Pau des airs de petit Le Mans. Avec tous les ingrédients que cela suppose : animations non-stop dans l’enceinte du circuit, notamment autour du Palais Beaumont. Ville animée, en particulier sur la Place Gourmande montée Place Clemenceau pendant 11 jours, dès le jeudi 16 mai au soir.

Pht. FFSA-GT

Avec l’aimable participation de Michel Castel